Résumé

Jacques de Mailles Histoire du gentil seigneur de Bayart… (1867)

Cinq ou six Espagnols, l'ayant traversé derrière eux, demandaient à rompre une lance. Bayart s'y opposa nettement, craignant bientôt un engagement général et jugeant que sa compagnie avait assez travaillé ce jour-là.
« C'est à vous, monseigneur de Bayart, lui dit en l'embrassant Gaston de Foix, c'est à vous et à vos semblables qu'il appartient d'aller aux escarmouches, car vous savez aller sagement et retourner même. »
Tous ceux qui étaient en cette escarmouche disaient que jamais ils n'avaient vu homme faire tant de prouesses ni qui mieux entendît la guerre que le Bon Chevalier.
Source : Gallica

Jacques de Mailles Histoire du gentil seigneur de Bayart… (1867)

Ils trouvèrent le roi qui sortait de table; le seigneur de Ligny lui dit : « Sire, voici votre Piquet qui s'en va voir ses compagnons en Picardie, il vient prendre congé de vous. » Le Bon Chevalier se mit à genoux d'un air assuré ; le roi le regarda volontiers, et lui dit en souriant : « Piquet, mon ami, Dieu veuille continuer en vous le commencement que j'ai vu et vous serez prud'homme. Vous allez dans un pays où il y a de belles dames ; faites tant que vous acquériez leurs bonnes grâces ; et adieu, mon ami. — Grand merci, Sire, » dit Bayart.
Source : Gallica

Jacques de Mailles Histoire du gentil seigneur de Bayart… (1867)

Chacun sait que les espions sont fils de dame Avarice. Celui-ci se rendit aussitôt à Vérone, droit au
logis du Bon Chevalier ; il était assez connu de tous les serviteurs qui le croyaient certainement tout entier au service de leur maître. Ils le lui amenèrent, comme il achevait de souper; dès que Bayart le vit, il lui fit très-bon accueil et lui dit : « Vicentin, sois le bien venu, tu ne viens pas sans cause; quelles nouvelles ? » L'espion répondit : « Très-bonnes, Monseigneur, Dieu merci ! » Le Bon Chevalier se leva aussitôt de table et le tira à part pour savoir ce que c'était.
Source : Gallica

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