Résumé

Jean Bouchet Louis II de La Trémoille, le chevalier sans reproche… (1881)

Le prince de Talmond se voyait perdu, quelque espoir qu'on lui donnât. Il dit à Regnauld de Moussy : « Je meurs bien jeune, mais je me soumets à la volonté de Dieu qui m'a fait la grâce de donner ma vie pour le service du Roi. Je n'ai plus qu'à songer à bien mourir. Je vous prie de m'amener un prêtre pour me confesser. » Il se confessa ensuite, reçut le saint viatique et, trente-six heures après la bataille, rendit son âme à Dieu.
Le Roi voulut annoncer lui-même cette triste nouvelle au seigneur de la Trémoille.
Source : Gallica

Jean Bouchet Louis II de La Trémoille, le chevalier sans reproche… (1881)

Il se fait un grand silence; La Trémoille se lève et leur dit : « Messeigneurs les princes, je n'ai pas de pouvoir sur vous, et quant j'en aurais, je ne l'exercerais pas ; c'est au Roi à décider de votre sort. Mais vous, chevaliers, qui, autant qu'il a dépendu de vous, avez entretenu cette guerre, au mépris de votre devoir et de vos serments de chevalerie, vous allez payer de votre vie votre crime de lèse-majesté. Si vous avez besoin de mettre en ordre les affaires de vos consciences, voici deux religieux. »
Source : Gallica

Jean Bouchet Louis II de La Trémoille, le chevalier sans reproche… (1881)

L'armée française laissa sur le terrain plus de 8,000 morts, sans compter ceux qui se noyèrent.
Si toute l'armée eût fait son devoir comme le Roi et les capitaines qui étaient autour de sa personne, la bataille eût pu être gagnée. La Trémoille y déploya une valeur digne d'un meilleur sort. Combattant auprès du Roi et, dès le commencement de l'action, blessé au visage un peu au-dessous de l'œil, il étonnait les siens et les ennemis par la vigueur de son bras. Plus de 200
hommes d'armes tombèrent sous les coups de l'escorte royale qu'il commandait.
Source : Gallica

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