Résumé

G. D Histoire de Pierre Terrail, seigneur de Bayart… (1860)

Le Basco piqua des deux, et le bon chevalier s'élança, la lance au poing , au devant des Espagnols qui entraient déjà de l'autre côté du pont, prêts à le passer. Comme un lion furieux , il se précipita sur le premier rang, et renversa quatre cavaliers, dont deux tombèrent dans la rivière et ne reparurent plus. Leur capitaine s'avança pour les venger; mais comme il levait le bras pour le frapper, Bayart lui porta sa javeline sous l'aisselle d'une telle force, qu'elle lui entra plus d'un demi-pied dans le corps, « dont chut à terre et mourut soudainement. »
Source : Gallica

G. D Histoire de Pierre Terrail, seigneur de Bayart… (1860)

Bayart dit alors à ses compagnons: « Messeigneurs, il y a dix ans qu'il ne s'est présenté aussi belle aventure ! Les ennemis sont deux fois autant que nous ; mais nous ne sommes pas gens à nous inquiéter de si près ; mettons-nous à leurs trousses. —
Marchons , marchons, » répétèrent à l'envi les Français en sortant au grand trot du château.
A un mille de là, ils découvrirent devant eux les Vénitiens au beau milieu d'un grand chemin ; aussitôt le bon chevalier commanda à ses trompettes de sonner de tous leurs poumons.
Source : Gallica

G. D Histoire de Pierre Terrail, seigneur de Bayart… (1860)

Dans ce désordre le bon chevalier abandonna son cheval recru, et sauta, sans mettre le pied à l'étrier, sur un coursier tout frais, dont le maître venait d'être désarçonné.
Quand il se vit si bien remonté, il tira son épée et recommença à frapper d'une vigueur nouvelle , en criant : « France ! France ! Bayart, le champion Bayart que vous avez laissé aller ! » Les Espagnols, à son nom redouté, connurent la double faute qu'ils avaient faite de lui avoir laissé ses armes et de ne l'avoir pas reçu prisonnier, secouru ou non secouru, car s'il eût baillé sa foi, jamais il ne l'eût faussée.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature