“ PHILIPPE II Par un trop grand respect. Mais, que veut-il alors ? DON JUAN Je vous l’ai dit, aller en Flandre, la gouverner en votre nom, pour le bien de l’Espagne. Il se souvient qu’à son âge, sous Charles V, vous étiez maître là-bas ; que la main de son aïeul était moins serrée que la vôtre. Et cette pensée le hante, le poursuit le jour, la nuit, et l’éblouit au point qu’elle l’aveugle. Il s’exalte, s’enfièvre, s’hallucine. Ah ! Sire, je m’adresse à votre sagesse, tout peut encore se réparer et rentrer dans l’ordre, mais, de grâce, sauvez Don Carlos du péril... ”
Résumé
“Deux drames”, est une œuvre de Émile Verhaeren. Des thèmes tels que Don Juan, l'Espagne ou moines y sont abordés.
Citations de Deux drames (Émile Verhaeren)
“ IDESBALD Il importe à la sécurité de ce cloître que jamais ce moine n’en devienne le chef. THOMAS Qui l’en empêcherait ? IDESBALD (vivement) J’en appelle à tous nos moines ? THOMAS (railleur) Oh ! ils ne sont pas de sa force ni ne sa taille. En sa présence, ils se tiennent cois comme des vaincus. UN MOINE C’est que l’heure d’agir n’est point venue. THOMAS Mais elle sonne depuis qu’il est ici ! Notre prieur soutient Balthazar parce qu’il est duc et comte comme lui, comme Dom Marc, comme Dom Militien. Il le pousse à notre tête avec ses mains séniles. ”
“ De bien mourir, après avoir longtemps souffert. DON CARLOS Moi ! Moi ! m’ouvrir l’enfer ! FRAY BERNARDO Moi ! Moi ! m’ouvrir l’enfer ! Prince, nul ne surpasse, Si haut soit-il, les jugements de Dieu. DON CARLOS (prostré) Si haut soit-il, les jugements de Dieu. L’enfer. FRAY BERNARDO Au nom du Saint-Office et du Saint-Patrimoine de l’Église, Carlos, prince des Asturies, fils de Philippe, deuxième du nom, a été déclaré coupable d’avoir soustrait, par son aide et secours, la marquise d’Amboise, ennemie de la foi et de l’Espagne, à la justice de Rome et du roi. ”
“ IDESBALD Dites, si je dénonçais Don Balthazar : la vindicte publique l’abattrait mieux que nous tous et nos moines m’en sauraient gré... THOMAS Un moine n’est justiciable que des moines. Si Don Balthazar est accouru chez nous cacher ses crimes, ce cloître doit les enfouir. IDESBALD Il serait si aisé de... THOMAS Je vous défends de me tenter... Don Balthazar se perd lui-même. Hier encore, je songeais aux moyens de l’abattre, aujourd’hui, c’est inutile. Le remords est une passion de ruine et de néant. Il suffit de lui ouvrir la voie. ”
“ Je lui ferai aimer l’Espagne en le calmant. Philippe II le veut tuer pour le réduire ; Je serai ferme autant que lui, mais ferai luire Plus de foudre superbe aux mains de notre droit ; Au moins serai-je net et franc en mon langage : Je ne mentirai point, je donnerai, pour gage De mes serments, ma révolte contre le roi ! DON JUAN Tu es infant d’Espagne, tu ne peux pas, en face du monde et de ton père... DON CARLOS Louis XI, dauphin français, fit comme moi. DON JUAN Mais ton rêve est un crime. Si tu ne réussis, tu te perds à jamais. DON CARLOS Charles-Quint réussissait toujours. ”
“ LE PRIEUR (continuant froidement) ... D’un parricide dès longtemps pardonné. Devant le monde, un aussi large et gratuit aveu serait impossible. Mais vous êtes des moines, vous comprendrez la beauté et l’héroïsme de l’aveu, vous exalterez ce que des âmes moins hautes que les vôtres ne saisiraient même pas. (À dom Balthazar.) Confessez-vous, mon frère. DOM BALTHAZAR (se lève et s’agenouille sur la natte de paille, au milieu du chapitre) Je vous demande pardon à tous, d’avance, car mon crime est ancien et j’ai vécu indemne en ce cloître, pendant des jours et des années... ”
“ PHILIPPE II (tout à coup sévère) C’est outrager mon fils que de l’aimer ainsi. LA COMTESSE (révoltée) Oh ! Sire, Sire. PHILIPPE II Soyez calme, Madame, et répondez-nous mieux. LA COMTESSE Je ne puis plus répondre ; je me vois environnée de pièges, vous dénaturez mes plus simples pensées. Si je donne à Don Carlos ma tendresse attentive et soumise, Je lui montre le courage qu’il faut aux rois. Je le grandis et je le gagne Au bel orgueil de se sentir infant d’Espagne, D’avoir créance et confiance en soi, Le roi acquiesce. ”
“ Et Dieu paraît absent de votre cœur, ce soir ; Vous vous montrez hostile et dur, haineux et noir, Vous hésitez, hélas ! à pardonner la faute Dont votre frère est las. Vous renvoyez cet hôte Qui frappe au seuil de votre âme, la nuit. IDESBALD (désignant DOM BALTHAZAR) Ce n’est pas moi qu’il faut juger. C’est lui. THÉODULE L’esprit se perd au fond de tant d’abîmes De misères et de perplexités ! DOM MILITIEN De misères et de perplexités ! Le crime Est une épreuve et un combat, quand Dieu Le transfigure avec l’éclair des cieux, Qui frappe et qui suscite en un saint Paul, l’apôtre. ”
“ À gauche, le pavillon de DON CARLOS. Au fond, de la scène l’Escurial où seulement une fenêtre, celle de la chambre de PHILIPPE II, est éclairée. Entre le fond et la terrasse les jardins du palais. Deux escaliers, l’un à droite, l’autre à gauche, descendent de la terrasse aux jardins. DON CARLOS Dieu ! que mon corps est triste et languissant, ce soir, Et qu’est triste là-bas, sur la campagne, La lumière des nuits d’Espagne. L’Escurial rigide et noir Jette une ombre plus funèbre et plus sombre, Parmi tant d’autres ombres Que je regarde et qui me voient mourir... ”
“ Don Juan ! DON JUAN Oh ! soyez sans crainte, Madame. J’ai éprouvé le roi avant de m’enhardir. Je n’ai agi que prudemment, alors que lui-même avait déjà promis. DON CARLOS C’était inutile. Il me craint. Il m’accordera tout. DON JUAN Il avait donné sa parole au duc d’Albe. Ses cavaliers de Lombardie et ses troupes de Naples et de Sicile étaient prêts. Sa sœur, la régente, après mille résistances, s’était rendue à ses raisons : elle se résignait à faire bon accueil au duc. Qu’importe ! Il préfère satisfaire ses peuples et son fils. ”
“ FRAY BERNARDO Don Carlos l’aime. Elle ressemble à la reine, votre compagne. Toutes deux viennent de France ; on les croirait sœurs. PHILIPPE II (agacé) Je sais, je sais. FRAY BERNARDO La comtesse s’est emparée du cœur de don Carlos, l’amour d’un prince flatte sa vanité de femme. Don Carlos n’écoute plus qu’elle. Les inquisiteurs s’en sont aperçus ; ils le surveillent. Son orgueil, autant que sa faiblesse, les inquiète. S’il n’était votre fils... (Tout à coup.) Peut-être est-ce lui, infant d’Espagne, qui sauva la Marquise ? ”
“ PHILIPPE II Mais pourquoi craindre, à cette heure si belle, Où nous sommes l’un pour l’autre, comme jadis, Un père émerveillé de voir vivre son fils, De l’entendre rêver son destin sur la terre. De préparer pour lui l’avenir... DON CARLOS, depuis un instant, regarde fixement l’interrogatoire qu’il a devant les yeux. Tout à coup, le lacérant d’une main crispée.DON CARLOS De préparer pour lui l’avenir... Ah ! mon père, Vraiment, c’est à douter de la foudre des cieux ! ”
“ Ils regardent la vie ainsi que le péché. Ô mon Carlos, si nous n’étions sûrs de nous-mêmes, Si nous n’étions brûlants d’une ferveur suprême, Ils glaceraient nos cœurs et régneraient en nous. DON CARLOS Sois sans crainte. J’ai mes desseins hardis et fous, Tout rayonnants d’espoir, de gloire et de colère. Je serai roi demain ; je sais ce qu’il faut faire Pour arriver en Flandre et me gagner, de là, Puisque ma cause est leur, et la France et l’Empire. Ah ! mon père, jamais tu ne pourras maudire, Trop durement, le jour où tu m’exaspéras. LA COMTESSE Voici Don Juan qui vient. ”
“ Puisque le Ciel le veut ainsi, personne au monde, Surtout le roi, ne peut troubler, En son règne de gloire et d’ombre entremêlé, L’ordre divin que je seconde. Un repos ; prenant les mains de la COMTESSE. Qu’as-tu dit au moine ? LA COMTESSE La vérité. On me défiait d’être sincère ; je l’ai été jusques au bout — je me suis perdue. Déjà sans doute, le Saint-Office instruit ma cause et me condamne. Peut-être, ici même, tout à l’heure ses émissaires viendront-ils me chercher. Le roi sait à présent que j’ai sauvé la marquise, que seule... DON CARLOS Malheureuse ! que ne m’as-tu nommé d’abord ? ”
“ Violente d’amour, de sacrifice et de ferveur, Qu’un Saint est quelquefois monté jusqu’à son cœur ! DOM MILITIEN Voilà la vérité ! DOM MARC (plein d’effusion, allant vers DOM BALTHAZAR) Oh, mon frère ! mon frère ! THOMAS (comme surpris) Nous méritons vraiment qu’on nous bafoue, qu’on nous renie. S’adressant aux autres moines, qui interrompent leurs jeux et qui écoutent sans prendre parti. Et nous en sommes là depuis Bonaventure et saint Thomas d’Aquin ! ”
“ IDESBALD Jamais, autant qu’aujourd’hui, Balthazar n’apparut dangereux. THOMAS (à IDESBALD) Il traverse une crise de conscience. THÉODULE (aux moines) Chacun de nous priera pour lui. THOMAS (à THÉODULE) Vous prierez pour lui quand ce cloître sera sauvé. THÉODULE Dom Balthazar demeure notre exemple. THOMAS L’esprit de Dieu ressuscite de siècle en siècle, comme jadis son corps. À chaque métamorphose, de nouveaux témoins de sa gloire se lèvent. Nous les sommes aujourd’hui. THÉODULE Et le prieur ? et Dom Marc ? et Dom Militien ? ”
“ C’est pour que vous soyez son roi fidèle, qu’il vous fit tel que vous êtes. Le COMTE DE FÉRIA apporte le courrier du roi. Il le dépose sur la table et sort. Il faut sauver le monde, malgré le monde. Un roi serait sans force, si, pour un tel devoir, il limitait son droit. PHILIPPE II feuillette lentement sa correspondance, après en avoir rompu les sceaux. En notre siècle, l’idée d’autorité s’ébranle. On oublie que rien ne la doit entamer, pas même la sagesse. Vous seul le comprenez bien, tandis que le Saint-Père n’en tient compte qu’à peine. PHILIPPE II Il ignore ce qu’il faut à l’Espagne. ”
“ Et d’ombre... Ah ! mon frère Don Juan, lorsqu’on est moi Comprends-tu que l’on crie et que l’on morde ! DON JUAN (spontané) Ah ! certes ! DON CARLOS Philippe II était encore infant, comme moi, qu’il gouvernait déjà la Flandre. Il obligeait son père à lui faire place. Je suis son exemple. Depuis longtemps je me taisais, mais aujourd’hui j’ai l’âge où l’on commande et, lorsqu’on est prince d’Espagne, où l’on règne. Que le roi nomme le duc d’Albe, qu’importe ! Je me désigne moi-même. DON JUAN Ce serait la révolte, Carlos. ”
“ DOM BALTHAZAR Mon Dieu ! LE PRIEUR Tu m’apparais plus nettement damné Que si l’on te donnait du feu pour sépulture. Jamais le souvenir de ton crime effréné Ne calmera ces cris ; jamais prière en flamme Ne descendra vers ton effroi. Tu es le dernier mort, tu es la dernière âme Pour qui, jamais, avec ferveur et foi, Une messe sera chantée ; et cette crosseIl menace. ”
“ PHILIPPE II J’entends. Mais le gouvernement de Flandre est promis au duc d’Albe. Ma parole est donnée. DON JUAN Tout s’arrange ou se dérange selon votre sagesse. PHILIPPE II Mais nos provinces du Nord sont insoumises. Il faut, pour les dompter, de la terreur et du sang-froid. Sièges de villes, assauts, batailles, vie rude et fatigante des camps. Don Carlos n’y pourrait suffire. DON JUAN Je serais à ses côtés ; je mettrais mon courage au service du sien ; je sais commander et vaincre. Où de vieux capitaines échouent, les jeunes triomphent. ”
“ Dans un aveu ?Le Christ en sa balance Laissera choir ce crime, avec terreur. LE PRIEUR (debout) Silence ! Vous n’examinez plus une conscience ; vous vous acharnez sur un homme. Cette confession, que je voulais digne et profitable, aboutit aux disputes et à la haine. Dom Balthazar par sa patience et sa résignation a mérité plus que son pardon. Je veux qu’on examine uniquement sa faute. Cela seul, et rien de plus. THOMAS Votre crime, mon frère, a-t-il été connu ? LE PRIEUR Nous ne jugeons que le péché. Le crime relève de la justice humaine. ”
“ Mon fils. Rien ne s’est fait pour vous déplaire Et vous me comprendrez, j’en suis certain, voici : Les princes de Lorraine vous recherchent, vous, infant d’Espagne, pour leur nièce Marie, qui fut reine de France. Déjà, votre choix aurait pu s’arrêter sur l’archiduchesse Anne d’Autriche, ou Marguerite, princesse de Valois. Je ne forme jusqu’aujourd’hui aucun dessein qui troublerait une préférence. Je ne redoute qu’une chose : le dépit de la comtesse de Clermont. Voilà pourquoi je l’ai interrogée. DON CARLOS Un prince de mon sang aime les comtesses, mais épouse les reines. ”
“ Dire qu’une aussi âpre querelle, moi présent, a divisé l’assemblée, que la confession de Dom Balthazar n’a point porté, que nos moines... DOM MILITIEN Oh ! vous les avez superbement matés... LE PRIEUR J’eusse préféré mourir sur place, dans ma chaire, plutôt que de leur abandonner Balthazar. Ils étaient tous rués contre lui, contre moi... Et Balthazar ne bougeait point, ne se défendait point... Toute sa force paraissait morte, tout son orgueil vaincu. DOM MILITIEN Le remords entame les énergies les plus belles. ”
“ DOM MILITIEN Il vous reste Dom Marc. LE PRIEUR Celui-là ! jamais. Ses mains ne peuvent que prier... Des sons de cloche se font entendre.DOM MILITIEN Voici les matines du dimanche terminées. — Nos moines arrivent. LE PRIEUR Allez. — C’est vous qui chanterez la grand’messe. J’y prêcherai. Ils disparaissent. Les moines arrivent. Les uns se promènent sous les tonnelles, d’autres se rassemblent et causent.IDESBALD (à THOMAS) Pourquoi approuvais-tu si nettement le prieur ? Il ne faut jamais donner raison à ses ennemis. ”
“ UN MOINE Vous substituez votre ambition à une autre. UN AUTRE MOINE (à IDESBALD et à THOMAS) C’est Balthazar qui vous tient unis contre lui ; vous vous disputeriez sa place, s’il tombait. THOMAS (aux moines) Nous voulons vous arracher aux anciens jougs, vous réveiller et vous grandir. Ne soyez pas vos propres ennemis. Un silence se fait à voir le PRIEUR s’avancer. ”
“ DON CARLOSViens plus près de mon cœur et de mes lèvres pour que j’oublie... Vois-tu, le Saint-Office est le salut : la lie Du monde est déversée en ses brassins de feu, Et s’y perd, et s’y brûle, à la face de Dieu Qui fait la flamme afin que l’univers se sauve. ”
“ Et dans cet instant même où vous me torturez, Avec des mots sournois et acérés, C’est elle encor qui me console. Un silence : le ROI semble attendre.LA COMTESSE (s’adresse au ROI) Sire, j’ai, pour l’infant, une tendresse ardente, J’aime son cœur tour à tour morne ou triomphant, Que m’importent l’excès de ses haines mordantes Et ses abattements et ses fureurs d’enfant ! Je l’aime tel qu’il est, et suis fière qu’il m’aime. Je ne raisonne point combien cet amour même Touche parfois à la pitié, combien... ”
“ DON CARLOS s’est peu à peu rapproché de la rampe de la terrasse. Tout à coup il tressaille, et saisissant la COMTESSE et lui montrant la cour de l’Escurial. Viens, viens ici, regarde ! Tu vois, là-bas, ce moine noir qui, par mégarde, semble gagner le coin où disparut le roi. Eh bien ! ce moine-là, c’est l’espion du Saint-Office. Philippe II surveille, mais il est surveillé. Chaque pas qu’il fait vers nous, quelqu’un le fait vers lui. Regarde, il rentre et le moine disparaît. ”
“ PHILIPPE II (à FRAY BERNARDO) Interrogez Madame. FRAY BERNARDO La marquise d’Amboise a quitté l’Espagne, sans l’ordre du roi. C’est vous, Madame qui l’avez sauvée. LA COMTESSE (avec fermeté) La marquise et moi étions amies. Elle s’était rendue librement en Espagne — elle pouvait librement la quitter. FRAY BERNARDO Personne ne peut gagner, ni quitter, sans ordre, le royaume. Quand la marquise s’en vint de France, elle était catholique. Nous l’avons accueillie. Elle s’est faite hérétique chez nous. Notre justice devait l’atteindre. ”
“ Où les autres regardent, vous surveillez. Vos lettres, oui, vos lettres renseignent la France sur ce que, seul, le roi veut savoir. LA COMTESSE (se tournant vers le roi) J’agis sans fard, et je pense tout haut. Sire. Je suis à votre cour une des compagnes et des dames de la reine ; je ne suis rien d’autre. Mon amitié pour la marquise d’Amboise, je l’ai montrée au grand jour. Qu’elle me perde, si vos lois l’exigent. Mais, quant aux lettres viles et coupables que j’aurais écrites... PHILIPPE II Mes soupçons ne me trompent jamais. ”
“ Vous me disiez tout à l’heure : ni vous, ni moi, nous ne serons chefs de ce cloître. Néanmoins, Dom Militien, de lignée haute, certes, est trop vieux ; de plus, malade, branlant, voisin de la mort. Idesbald ? une nature médiocre. Bavon et Théodule ? pauvres clercs s’acharnant sur des livres, qu’ils ne comprennent pas. Quant à Dom Marc ? un enfant, un simple... DOM BALTHAZAR (brusquement) Ne touchez pas à celui-là ! Il ignore nos infamies, Nos volontés violentes, mais ennemies, Votre brigue, mon frère, en lutte avec son droit ; Il vit et croit en Dieu, avant de croire en soi. ”
Termes fréquents
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