Reinhold Baumstark, Philippe II, roi d'Espagne (1877)
“ Un reproche dont je ne saurais laver le roi d'Espagne, c'est d'avoir gardé ses rancunes et ses inimitiés au fond du cœur, de n'avoir rien su oublier ni pardonner, d'avoir, après un long et patient silence, saisi l'occasion propice et dirigé le bras du juge avec une effrayante puissance. C'est dans ce sens que son mortel ennemi, Antonio Perez, disait de lui : « Du sourire au poignard,il n'y a chez Philippe que l'épaisseur d'un dos de couteau. » Et comment excuser, pour si peu que ce soit, des actes comme l'arrestation et l'exécution de Montigny ? ”
