Reinhold Baumstark

Résumé

Reinhold Baumstark Philippe II, roi d'Espagne (1877)

Un reproche dont je ne saurais laver le roi d'Espagne, c'est d'avoir gardé ses rancunes et ses inimitiés au fond du cœur, de n'avoir rien su oublier ni pardonner, d'avoir, après un long et patient silence, saisi l'occasion propice et dirigé le bras du juge avec une effrayante puissance. C'est dans ce sens que son mortel ennemi, Antonio Perez, disait de lui : « Du sourire au poignard,il n'y a chez Philippe que l'épaisseur d'un dos de couteau. » Et comment excuser, pour si peu que ce soit, des actes comme l'arrestation et l'exécution de Montigny ?
Source : Gallica

Reinhold Baumstark Philippe II, roi d'Espagne (1877)

La puissance exorbitante de Philippe donnait de l'inquiétude à tous les autres souverains. Philippe était roi d'Espagne, de Naples, de Sicile, duc de Milan ; il possédait les Pays-Bas, il était l'époux de la reine d'Angleterre, il dominait sur tout le Nouveau-Monde, et sur de vastes colonies en Asie et en Afrique. Sa flotte régnait sur toutes les mers ; et, depuis Ferdinand-le-Calholique, son armée avait la réputation d'être invincible. Il était le maître absolu de la plus grande monarchie qui ait jamais existé sur terre : tout tremblait devant lui.
Source : Gallica

Reinhold Baumstark Philippe II, roi d'Espagne (1877)

Il vaut la peine de contempler de près le roi Philippe II sur sa couche de douleurs et sur son lit de mort : c'est là, je le répète, qu'on apprend à connaître l'âme qui inspira ce cœur impénétrable. Nous tous qui aujourd'hui jouissons de la plénitude de la santé et de la force, et qui peut-être, pour cette raison, nous arrêtons avec indifférence devant l'image de ce roi mort, nous traverserons, à notre tour, l'heure qu'il a traversée ; et heureux ceux d'entre nous qui se montreront alors tels qu'il s'est montré, lui, l'homme tant de fois honni et outragé.
Source : Gallica

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