Résumé

Les hérétiques de Monsegur ou Les proscrits du XIIIe siècle… (1827)

Alors elle recommença l'éloge le plus exalté des talens de Raimond. Alix écoulait avec complaisance les louanges exagérées qu'on donnait au troubadour. Elle ignorait que l'esprit seul ne sait pas louer avec tant de chaleur; et peut-être eût-elle trouvé moins de plaisir à écouter l'éloge de Raimond, si elle eût deviné que la belle comtesse ne louait avec tant de vivacité que des vers inspirés par sa beauté.
Toula coup, Mme de Sobiras apercevant Raimond : « Vous allez le voir, continua-t-elle. » En effet, Raimond reconnaissant la comtesse, s'approcha d'elle, et la salua avec galanterie.
Source : Gallica

Les hérétiques de Monsegur ou Les proscrits du XIIIe siècle… (1827)

Et la foule répétait avec plus de fureur : « La chanson du Moine ! la chanson du Moine ! »
— « Je tremble à la fois pour mon corps et pour mon âme, disait le pauvre Bonardon d'une voix lamentable.
— « Tremble pour ton dos, lui criait l'homme d'armes, ou chante la chanson du Moine; le premier inquisiteur qui viendra se convertir à Monségur te donnera l'absolution. »
Et la foule de répéter sans cesse: « La chanson du Moine ! la chanson du Moine! » en faisant retentir le cloître de longs éclats de rire et de cris d'impatience.
Source : Gallica

Les hérétiques de Monsegur ou Les proscrits du XIIIe siècle… (1827)

Mon juge est là , dit Régnier en montrant le ciel; mon bouclier est en Dieu, qui protége celui qui a le coeur droit. C'est à ce guerrier que vous avez vu devant vous que j'ai dû ma liberté, lorsque j'étais exposé à Monségur à la fureur des hérétiques, Quand la reconnaissance ne me ferait pas un devoir d'élever ma voix pour le défendre, ma conscience m'ordonnerait de proclamer la vérité. Ce jeune étranger, quoique engagé dans la cause de nos ennemis , n'est point un hérétique; tremblez que le sang qu'on veut répandre ne s'élève un jour contre vous !
Source : Gallica

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