Jean-Édouard Spenlé, Novalis. Essai sur l’idéalisme romantique en Allemagne
“ Bien peu connaissent le mystère de l’Amour, bien peu ressentent une faim inapaisée et une soif inextinguible. La Cène, divin symbole, est une énigme pour les sens terrestres. Mais celui qui a bu sur des lèvres brûlantes et aimées un souffle de vie, celui dont le cœur, consumé de saintes ardeurs, s’est dissout en ondes frissonnantes, dont les yeux se sont ouverts pour scruter l’insondable profondeur du ciel : celui-là mangera de Son Corps et boira de Son Sang éternellement. ”
