Louis Ayma, Vie du vénérable J.-B. de La Salle… (1855)
“ Privés de feu, réchauffés par leur seule ferveur, les pauvres Frères ne trouvaient à manger au réfectoire qu'autant qu'il en fallait pour ne pas mourir de faim. C'était assez pour eux. En voyant leur supérieur, dont tous les traits respiraient la paix et la joie, ils étaient satisfaits, et loin de songer à se plaindre, ils apprenaient par son exemple à goûter dans la pauvreté la manne céleste que Dieu y renferme pour les siens. Du reste chacun d'eux ne sentait que ses peines personnelles ; mais le saint fondateur, comme chef, ressentait en son coeur de père les souffrances de tous ses enfants. ”
