Résumé

Abbé A. D. Vie du B. J.-B. de La Salle, fondateur des Écoles chrétiennes (1866)

A la vue du vénérable supérieur, le pauvre malade sembla revenir à la vie. M. de la Salle l'embrassa avec tendresse, et, sous la douce influence de ces caresses, celui qui quelques moments auparavant était à l'agonie déclara sans hésitation qu'il se sentait guéri ; et, en effet, peu de jours après, il fut complètement rétabli et en état de faire la classe.
Si l'obéissance retenait M. de la Salle à Reims, on peut dire que son cœur était à
Paris.
Source : Gallica

Abbé A. D. Vie du B. J.-B. de La Salle, fondateur des Écoles chrétiennes (1866)

Les hostilités dirigées constamment contre le nouvel Institut attaquaient plus personnellement le saint fondateur. Les écoles de Reims étaient peuplées d'enfants méchants, indociles et pervertis au delà de toute croyance. N'ayant pour la plupart dans la maison paternelle que de détestables exemples, n'entendant que des propos impies ou déshonnêtes, ils portaient au sein des écoles leurs habitudes de grossièreté, de dépravation, et leurs blasphèmes. Tous les honnêtes gens de Reims en gémissaient et attendaient du zèle des Frères la répression d'un désordre qui leur paraissait sans remède.
Source : Gallica

Abbé A. D. Vie du B. J.-B. de La Salle, fondateur des Écoles chrétiennes (1866)

L'extrême pauvreté de la maison, les privations de tout genre auxquelles elle était soumise, la rigueur du froid surtout y engendrèrent le scorbut, maladie contagieuse et difficile à guérir. Six Frères en furent attaqués à la fois. M. de la Salle, chargé de veiller à la santé d'un si nombreux troupeau, opposa au fléau des qualités morales qu'il n'avait pas encore eu l'occasion de déployer. On le vit se multiplier pour ainsi dire, empressé sans trouble,
diligent sans inquiétude, isoler le mal, soigner les malades et veiller à la préservation de ceux que la main du Seigneur avait épargnés.
Source : Gallica

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