Résumé

Abel Gaveau Vie du bienheureux de La Salle… (1889)

« La nature, chez lui, disent les mémoires, n'osait plus déclarer ses inclinations; car, pour peu qu'il lui échappât de les faire sentir, elle les voyait contredites, mortifiées et persécutées jusqu'à parfaite destruction. » On sent bien là la culture de M. de la Salle.
Frère Maurice avait pour vertu dominante l'obéissance parfaite. Il vivait d'ailleurs comme s'il n'eût pas eu de corps, et il lui manquait peu de chose pour être un ange. Les Frères, le voyant passer, disaient : « Il semble vraiment être au ciel, et pas ici-bas. » C'est surtout dans la prière qu'il produisait cet effet.
Source : Gallica

Abel Gaveau Vie du bienheureux de La Salle… (1889)

Parmi les choses qui ont le plus de fraîcheur et de suavité pour les âmes que le mal n'a pas touchées, il faut mettre les récits de la vie des saints. Les mystérieux et si réels rapports des saints avec le ciel ; les charmantes attentions de Dieu pour eux, qui se traduisent en de délicieux miracles; leur courage, leurs sacrifices; cette immolation infiniment touchante de leur vie pour son amour; leur sang versé, tout cela va droit aux cœurs dans lesquels l'innocence rend si sensible la fibre de la générosité. Mme de la Salle lisait la vie des saints à son petit garçon attentif.
Source : Gallica

Abel Gaveau Vie du bienheureux de La Salle… (1889)

Sa famille eût vu avec plaisir M. Louis de la Salle lui succéder, et, au fond de son cœur, le serviteur de Dieu en eût été heureux. Mais la question n'était pas là; c'était au plus digne que la charge devait être donnée, et pour juger ce point, M. de la Salle se défiait de son cœur vis-à-vis de son frère.
Connaissant un prêtre de grande vertu et de talents supérieurs, il jeta les yeux sur lui; mais avant tout il eut soin de demander conseil. On lui dit que M. Louis de la Salle n'égalait pas cet ecclésiastique; le saint prêtre lui-même en était convaincu.
Source : Gallica

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