Résumé

Henri de Grèzes Vie du R. P. Barré, religieux minime… (1892)

Lorsque le P. Barré revint à Paris, le grand siècle était à son apogée. Bossuet et Bourdaloue illustraient par leur éloquence les chaires de la capitale. Il y avait comme une efflorescence de la charité chrétienne. Saint Vincent de Paul avait laissé dans toute leur ferveur les Prêtres de la Mission et les Sœurs de la Charité. Le séminaire des Missions étrangères, fondé en 1663, produisait déjà des fruits merveilleux pour le salut des âmes. Le clergé de Paris comptait des hommes distingués par leur science, et plus encore par la sainteté de leur vie, comme par leur zèle apostolique.
Source : Gallica

Henri de Grèzes Vie du R. P. Barré, religieux minime… (1892)

L'humble religieux avait en horreur les louanges ; et il cherchait à inspirer la même répulsion aux âmes désireuses de leur perfection. — « Ne souffrez jamais que malgré vous les louanges et les applaudissements, écrit-il à une bonne âme. Quand on vous en donne, pensez que c'est le démon qui veut vous tromper et qui se moque de vous. Fuyez cela comme des embûches de Satan, dans lesquelles vous tomberiez infailliblement si vous n'évitiez la vaine gloire. » (Lettre 37°.) En toute la vie du P. Barré, rien ne fut plus éminent que l'humilité.
Source : Gallica

Henri de Grèzes Vie du R. P. Barré, religieux minime… (1892)

Mais voici plus qu'une supposition ; c'est le témoignage très formel de M. de Montigny, le confident le plus intime du vénéré fondateur. Il parle à l'Institut tout entier : « Dieu, dit-il, commanda au R. P. Barré, homme tout apostolique, le dessein qu'il avait de se servir de luy dans ces derniers siècles, pour élever des filles et les former dans un grand fonds d'intérieur, et ensuite les envoyer partout où la divine Providence les appellerait, soit en France, soit dans les pays les plus éloignés, même aux extrémités du monde, si la plus grande gloire de Dieu le requérait. »
Source : Gallica

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