Paul-Ferdinand Martin-du-Pont

Résumé

Paul-Ferdinand Martin-du-Pont Mes impressions (1803-1876) ; par P.-F. Martin-Dupont… (1878)

Les manquants seront avec nous en esprit, de cœur, par leurs vœux et leur profonde affection. Je pose mes mains sur vos têtes et je les étends aussi loin que possible sur tous les miens, grands et petits.
Je n'en excepte aucun ; ma bénédiction vous appartient. Je suis heureux de vous l'accorder toute entière.
Nous ne faisons qu'un seul corps, une seule famille; la même vie nous anime, le même esprit nous pénètre; nous avons le même Père, le même Sauveur. N'oubliez jamais cette parenté plus intime. En s'ajoutant à l'autre, elle achève toute la richesse et la beauté de l'œuvre de Dieu.
Source : Gallica

Paul-Ferdinand Martin-du-Pont Mes impressions (1803-1876) ; par P.-F. Martin-Dupont… (1878)

Quelle contradiction, quand, parmi les enfants, les uns vont à la messe, à confesse, tandis que les autres vont écouter la parole de Dieu lue et méditée, et regardent la messe comme une grossière erreur, comme une idolâtrie qui se substitue au culte en esprit et en vérité. La religion catholique et la religion réformée sont en une foule de points le contre-pied l'une de l'autre ; l'esprit qui les anime, la manière d'être et de sentir qui en résulte en font plutôt deux religions qu'une seule et créent un antagonisme qui va jusqu'à la répugnance religieuse et morale du croyant.
Source : Gallica

Paul-Ferdinand Martin-du-Pont Mes impressions (1803-1876) ; par P.-F. Martin-Dupont… (1878)

C'est au moyen de mes impressions que je suis certain de mon identité personnelle, que je remonte le cours de ma vie, et que je me rappelle les jeux de mon enfance et les tendres soins de mes parents. Ils m'aimaient et je les aimais; notre mutuelle affection était sincère et libre de tout égoïsme; nous vivions les uns pour les autres et comme les uns dans les autres, sans le moindre retour intéressé sur soi-même. Ils me chérissaient, et mon cœur battait à l'unisson du leur, et je goûtais, il m'en souvient, un bonheur sans mélange, qui n'avait pas de bornes.
Source : Gallica

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