Résumé

Émile Bayard L'Art de reconnaître les styles… (1914)

L'art flamand, aux opportunes massivetés, s'associera maintenant à l'art italien, pour tempérer son exubérance, pour refréner sa sveltesse et sa fantaisie décadentes.
Le style de Louis XIII respire le souci, il roule des nuages noirs dans son ciel tourmenté qui succède à une nue sereine. L'architecture s'alourdit, tout pèse à l'entour, les meubles comme le costume, malgré l'éclaircie d'une dentelle. L'architecture cependant tâche aussi de sourire un peu sous l'écrasement des frontons : c'est l'association heureuse de la brique, de la pierre blanche et de l'ardoise, qui rachète son air morne.
Source : Gallica

Émile Bayard L'Art de reconnaître les styles… (1913)

Le poète Malherbe, à la cour de Henri IV, la ruelle sous Louis XIII, avaient préparé l'épanouissement du beau langage dont le grand siècle devait s'enorgueillir et, pareillement, Rubens devait, avec MichelAnge, guider le génie de Puget, comme Lemercier, après avoir açhevé le Louvre pour Richelieu, succéda à François Mansard dans la direction des travaux du Val-de-Grâce, chef-d'œuvre que Mignard devait décorer d'une gloire.
Néanmoins, l'œuvre de Louis XIV est aussi extraordinaire que personnel. Ce siècle de vanité et de splendeur théâtrale donna à l'art et aux lettres un coup de fouet superbe.
Source : Gallica

Émile Bayard L'Art de reconnaître les styles… (1914)

Si nous reconnaissons, en effet, à l'art du mobilier sous le premier Empire, les caractères d'un style, rien, par la suite, ne nous donnera cette sensation. C'est le triomphe de l'indigence imaginative dans le goût désespérément bourgeois. On ne vit que d'emprunts et de redites. On compile et l'on travestit les beaux modèles d'autrefois. Au surplus, le faux luxe, la pacotille, se substituent à la riche matière.
Bref, les deux Restaurations, le règne de Napoléon III, échouent piteusement dans des œuvres seulement honnêtes, et la somptueuse chaîne des styles est brisée.
Source : Gallica

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