Philibert Delorme

Définition et enjeux

Edmond de Kellermann,  Le duc de Valmy. Le Passé et l'avenir de l'architecture (1864)

“ Philibert Delorme, dont la France est fière à juste titre, est resté cependant loin de Palladio et même de Vignole. Philibert était habile dans la conduite d'une construction, mais peu versé dans la connaissance de l'art grec ; il l'avait vu avec des yeux gothiques, comme l'a dit un de ses contemporains ; il a changé, à sa guise les proportions des trois ordres, et il les a grandement défigurés en altérant leur précieuse harmonie.
En peinture, tout le monde comprend facilement que le type du beau est détruit, lorsqu'une figure a
les yeux trop petits où le buste trop long.
”
Source : Gallica

Le Palais des Tuileries, domaine de la couronne… (1837)

“ Certes le succès en architecture, comme en affaires plus importantes, n'a pas toujours dépendu des talents ou de la volonté de ceux à qui la direction en était confiée, et plus d'un artiste, comme Philibert Delorme, soumis à des caprices de circonstance ou à l'instabilité des choses humaines, a vu suspendre, dénaturer, passer en d'autres mains et même abandonner l'édifice dont l'érection lui était confiée, et que, plein d'espérance, il se flattait de pouvoir mener à fin. ”
Source : Gallica

Maxime Fourcheux de Montrond,  Les Architectes et les sculpteurs les plus célèbres… (1859)

“ Hâtons-nous de dire, cependant, que Philibert Delorme avait droit aux faveurs royales par l'élévation de son talent et la noblesse de son caractère. Ses nombreux travaux témoignaient hautement de sa profonde connaissance de l'art. Son puissant crédit à la cour lui attira des envieux. La plume caustique de Ronsard , le bel esprit du temps, publia, sous le titre de la Truelle crossée , une violente satire de l'architecte. Un jour, en accompagnant la reine , il avait vu se fermer devant lui le jardin du palais des Tuileries, dont Delorme était gouverneur ”
Source : Gallica

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