Résumé

René Delorme Cherchez l'amour : roman parisien (1881)

Pendant quelques minutes, Pirou put entendre son éloge sortir de toutes les bouches.
— Il ne lui manquait que la fortune pour briller au premier rang, disait des Mazelles.
— Beaucoup d'esprit ! ajoutait Sergines en prenant des airs de connaisseur.
— Du cœur ! reprenait Paradis.
— Et du talent! s'écriait Récoussat, qui ne voulait pas être dépassé. Une palette étonnante, une patte ! Quelle patte ! Je l'ai toujours dit —n'est-ce pas Sergines? — Pirou est l'homme de la médaille d'honneur. Buvons, messieurs, biivons à la médaille de notre cher ami Pirou. Récoussat avait le toast facile.
Source : Gallica

René Delorme Cherchez l'amour : roman parisien (1881)

C'est encore là un don précieux ; car, combien de femmes, belles tant qu'elles restent la bouche close, perdent tout leur charme dès qu'une parole rauque ou suraiguë s'échappe de leurs lèvres.
Dans ces bonnes causeries à trois, où il était surtout question d'art, madame de Chéranges surprenait quelquefois le jeune peintre par la justesse de ses réflexions, par la solidité de ses jugements. Il se tournait alors vers elle, et il retrouvait avec une joie secrète, sur son visage,
quelque chose de la beauté de Claire, ou, pour mieux dire, la même beauté plus mûrie, plus assise, plus épanouie.
Source : Gallica

René Delorme Cherchez l'amour : roman parisien (1881)

Le petit Létuvé, dit de Sergines, vaniteux dans l'âme, se sentait grandir de quelques pouces à l'idée qu'il était lié avec un millionnaire, qu'il dînait chez un homme aussi riche, et qu'il pourrait lui serrer la main devant le monde. Paradis se disait : « Si j'avais seulement la vingtième partie de cette fortune, je ferais de grandes choses, moi; mais il n'y a pas de danger qu'une pareille aubaine s'adresse jamais à un homme de valeur ! » — Récoussat pensait à ce qu'il pourrait bien demander à ce Crésus. Pochet, des Mazelles et les autres étaient partagés entre l'envie et l'admiration.
Source : Gallica

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