Alphonse de Calonne,
La ferme des moines
(1878)
“ Oui, c'est moi, c'est bien moi, Nicole, fit le chevalier en pressant la châtelaine sur son coeur. Qu'il y a longtemps que je ne vous ai vue ! Et Renaud, et mon fils ? – Votre fils, mon seigneur, dort encore ; venez l'embrasser. Et comme elle conduisait Errart à travers les salles du donjon : – Ahl messire, reprit-elle, j'ai bien prié Dieu pour votre retour et pour le salut de votre vie et de votre âme. Il m'a exaucée. Renaud avait grandi depuis le départ du chevalier, ses membres s'étaient fortifiés, son front s'était développé. Errart se pencha sur la couche de l'enfant et l'embrassa. ”
