Alfred Des Essarts

Résumé

Alfred Des Essarts Le Tour du cadran, simples récits… (1858)

Il se pencha vers elle et acheva de lever le voile qui cachait les traits de Diane. Trop certain qu'il avait en face de lui la soeur de celle que la prison avait gardée, comprenant aussi tout de suite le sublime dévouement de Julie, M. de Beauville ne put s'empêcher de fondre en larmes,
— Grand Dieu !... dit mademoiselle de Montluy, c'était ma soeur que vous vouliez sauver !
— Mademoiselle...
— Oh ! avouez-le-moi, la vie de Julie devait vous être chère. Pauvre soeur ! coeur généreux ! Elle m'a trompée comme elle vous trompait ; elle n'a gardé pour elle que la captivité, peut-être la mort.
Source : Gallica

Alfred Des Essarts Le Tour du cadran, simples récits… (1858)

Madeleine de Kersac sourit tristement et serra sa fille contre son coeur. Sabine pria, supplia tant, qu'elle finit par convaincre son père et obtenir de lui la permission de se rendre avec sa mère à Paris. Le vieillard se ranima à cette nouvelle espérance tombée du ciel par la bouche d'une enfant. Il n'aspira plus qu'à voir arriver le jour du départ. Cette pensée remplit sa vie jusqu'alors si monotone. On fit les apprêts à la hâte. La voiture de voyage attendait déjà dans la cour du manoir, lorsque le baron appela sa femme et sa fille afin de leur dire adieu...
Source : Gallica

Alfred Des Essarts Le Tour du cadran, simples récits… (1858)

Julie, afin de calmer immédiatement sa soeur, fit ainsi briller l'espérance à ses yeux :
— Ne t'afflige pas, enfant ; le Ciel nous a envoyé des sauveurs.
— Des sauveurs ! répéta Diane.
Et le sourire remplaça les larmes, comme le soleil d'été brille après la pluie d'orage.
— Oui, ma chère belle, tu ne périras pas.
— Ni toi ?
— Non, certes. Cette nuit même, nous serons libres.
— Libres ! Oh ! quel mot magique ! Libres, se peut-il?
— Oui, Diane. Le vicomte et... le chevalier... ont tout mis en oeuvre pour notre délivrance. Cette nuit donc, on viendra te demander.
Source : Gallica

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