Alfred Des Essarts, Le Tour du cadran, simples récits… (1858)
“ Il se pencha vers elle et acheva de lever le voile qui cachait les traits de Diane. Trop certain qu'il avait en face de lui la soeur de celle que la prison avait gardée, comprenant aussi tout de suite le sublime dévouement de Julie, M. de Beauville ne put s'empêcher de fondre en larmes, — Grand Dieu !... dit mademoiselle de Montluy, c'était ma soeur que vous vouliez sauver ! — Mademoiselle... — Oh ! avouez-le-moi, la vie de Julie devait vous être chère. Pauvre soeur ! coeur généreux ! Elle m'a trompée comme elle vous trompait ; elle n'a gardé pour elle que la captivité, peut-être la mort. ”
