Résumé

Portrait de Raoul de Navery Raoul de Navery Le Chemin du paradis, par Raoul de Navery… (1861)

Deux larmes tombèrent sur les joues hâves de l'aveugle, il attira l'enfant dans ses bras, leva vers le ciel ses yeux sans rayon et sembla le prendre à témoin de cette adoption.
— Yvonne, dit-il, tu acceptes une lourde charge! Un vieillard n'est pas un aide pour toi! mais le bon Dieu aimait les malheureux et le bou Dieu t'a envoyée vers moi... Tu seras mes yeux... J'ai encore des bras robustes, je te porterai quand tu te sentiras trop lasse... et plus tard, c'est toi qui m'ouvriras les portes du paradis.
Source : Gallica

Portrait de Raoul de Navery Raoul de Navery Le Chemin du paradis, par Raoul de Navery… (1861)

Rubens, vous êtes jeune encore, célèbre, aucune des joies humaines ne manque à votre existence, laissez les morts ensevelir leurs morts, et permettez au cénobite de s'endormir dans sa robe de bure. — L'immortalité avant la paix ! dit Rubens.
— L'éternité vaut mieux que l'immortalité ! répondit le moine.
— J'eusse été fier de révéler ce grand talent au monde.
— Il le saura... Il priera pour vous...
Le regard profond de Rubens alla de Fray Eusebio à la toile du maître-autel, et l'interrogation rapide, si directe et si puissante de ses yeux d'aigle , arracha au moine un gémissement.
Source : Gallica

Portrait de Raoul de Navery Raoul de Navery Le Chemin du paradis, par Raoul de Navery… (1861)

JEANNE. 169
— Mon coeur bat plus vite qu'en regardant Nanny, répondit la jeune fille, mais il serait incapable de se dévouer plus pour vous que pour elle, et réciproquement.
— Qu'est donc pour vous la tendresse ?
— L'obligation de faire le bonheur de ceux que j'aime.
— Ce n'est pas un devoir, pourtant...
— Non, mais une source de devoirs... Croyezmoi, Henri, je comprends bien ce mot : aimer! car aimer, c'est se dévouer jusqu'à la dernière heure, et je suis prête à me dévouer ainsi pour vous.
Source : Gallica

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