Raoul de Navery,
Le Chemin du paradis, par Raoul de Navery…
(1861)
“ Deux larmes tombèrent sur les joues hâves de l'aveugle, il attira l'enfant dans ses bras, leva vers le ciel ses yeux sans rayon et sembla le prendre à témoin de cette adoption. — Yvonne, dit-il, tu acceptes une lourde charge! Un vieillard n'est pas un aide pour toi! mais le bon Dieu aimait les malheureux et le bou Dieu t'a envoyée vers moi... Tu seras mes yeux... J'ai encore des bras robustes, je te porterai quand tu te sentiras trop lasse... et plus tard, c'est toi qui m'ouvriras les portes du paradis. ”
