Résumé

Adèle Favand Le Château et la ferme,... par Mme Adèle Favand… (1844)

HIPPOLYTE. — Je comprends maintenant que si les nuages sont chargés de trop de vapeurs, l'air ne peut plus les soutenir et ils se changent en pluie. Mais je vous assure que je préférerais voir toujours un brillant soleil. On me répété sans cesse que tout ce que Dieu a créé est utile à l'homme : à quoi servent, je vous le demande, ces masses d'eau suspendues sur nos têtes et qui parfois nous inondent, si ce n'est à nous contraindre à garder tristement le logis, au lieu de courir dans les champs émaillés de fleurs, et de se promener sous les bosquets en écoutant le chant de mille oiseaux?...
Source : Gallica

Adèle Favand Le Château et la ferme,... par Mme Adèle Favand… (1844)

JULES, — Voici comme je l'entends : puisqu'en été
— 156 — la terre se trouve placée perpendiculairement au-dessus du soleil, elle reçoit ses rayons plus longtemps qu'en hiver, où ils ne lui arrivent qu'obliquement.
HIPPOLYTE. — C'est juste; enfin, je puis me vanter d'avoir acquis aujourd'hui beaucoup de connaissances sans avoir eu la peine d'étudier. Pendant longtemps j'ai cru que la terre était plate et qu'elle était terminée par une haute barrière d'où l'on pouvait découvrir un gouffre effrayant se prolongeant à l'infini.
Source : Gallica

Adèle Favand Le Château et la ferme,... par Mme Adèle Favand… (1844)

Le temps des pénitences d'Hippolyte était enfin terminé, et c'était justement un dimanche. Aucun nuage ne cachait l'azur des cieux, et l'on se rendit de bonne heure à la ferme.
Madeleine, avertie de cette visite, s'occupait à préparer des beignets de pommes, pendant que Guillaume cueillait les plus beaux fruits de son verger. On s'assit près de la fermière en attendant l'heure du goûter. Albertine, qui n'avait pas oublié de prendre sa poupée, s'amusa à l'habiller; Jules causa avec sa nourrice, et M. Derval, sortant un livre de sa poche, se mit à le feuilleter.
Source : Gallica

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