Alphonse de Calonne,
La ferme des moines
(1878)
“ Mais vous êtes forte, vous, et vous pouvez souffrir ; moi, je suis épuisé. Paul se laissa retomber sur sa chaise, et appuya son front brûlant sur les mains de la jeune fille. Il sembla à Geneviève qu'elle sentait les larmes ruisseler entre ses doigts. – Paul, dit-elle tout bas en se penchant sur lui, vous souffrez ! soulagez votre coeur, donnez-moi la moitié de vos peines. Vous l'avez dit, je suis forte, moi, je puis porter les vôtres avec les miennes. Reposez votre tète sur ce coeur ami, et si vous le sentez battre plus fort, c'est qu'il est heureux de se sentir si près de vous. ”

