Alphonse de Calonne

Alphonse de Calonne

Résumé

Portrait de Alphonse de Calonne Alphonse de Calonne Revue des Deux Mondes

Tous ces orateurs, dont plusieurs ont plus de talent qu’il n’en faut souvent pour remuer les masses, abandonnent la question des salaires pour aborder vivement la question sociale. Ces hommes, qui ne seraient d’accord sur aucun point s’ils tentaient de préciser leurs idées, se rencontrent dans une pensée commune, que la société est mal faite, que le capital étouffe le travail, que tout patron est un exploiteur, l’ouvrier un esclave, qu’il a droit à tout, le chef qui l’emploie à rien.
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Portrait de Alphonse de Calonne Alphonse de Calonne Revue des Deux Mondes

On ne le voit plus et il ne voit plus que ses sombres compagnons de labeur ; il n’entend plus que les coups sourds du pic sur le roc ou sur la veine, le cliquetis agaçant des pelles, le roulement sinistre des wagonnets poussés par les galibots, le pas lourd des chevaux ensevelis comme lui à plus de trois cents mètres sous le sol où poussent le blé et les fleurs. Il n’a plus figure humaine, et ne peut même allumer sa pipe, cette consolation du travailleur. Une allumette, un coup de briquet, c’est la mort. Et la chaleur étouffante qui règne souvent dans ces galeries !
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Ce que la grande ville y gagnera, on peut l’imaginer quand on parcourt les rues de Londres. Les trois quarts des maisons ne montrent au passant que des murailles nues et noires, dans lesquelles s’ouvrent des fenêtres basses que les habitans décorent vainement de verdures et de fleurs plantées dans des corbeilles de faïence. L’aspect est triste, maussade et porte à penser que le spleen doit y régner en maître ; grande erreur, car l’Anglais, dans son intérieur, dépense plus de gaîté que nous ne sommes tentés de lui en attribuer.
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