Résumé

Portrait de Cucheval-Clarigny Cucheval-Clarigny La Grève des chemins de fer aux États-Unis

C’est l’intolérable tyrannie du capital qui a réduit les grévistes à brûler les gares et à détruire les chemins de fer, et peut-être leur sort serait-il meilleur aujourd’hui, s’ils avaient donné plus tôt cette marque de leur énergie. Leur excuse est la nécessité, qui n’a pas de loi. Ce qu’ils ont fait, ils l’ont fait sous les étreintes de la faim et du désespoir, pour faire voir leur haine de la tyrannie et donner la mesure de leur force.
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Le premier pas à faire, pour arriver à la transformation de la société, est d’obtenir une loi qui limite l’extension de la propriété immobilière, et qui, par l’application de l’impôt progressif, limite et arrête l’accumulation des capitaux et de la richesse mobilière entre les mêmes mains, en les rendant improductifs pour les détenteurs. Le second pas, qui consommera la révolution sociale, sera de faire rentrer toute propriété, tout capital, toute industrie dans le domaine de l’état, qui en réglera l’exploitation dans l’intérêt de la collectivité, et en répartira les produits.
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Cela étant ainsi, quel que puisse être le sentiment public, — et peut-être est-il que les employés de chemins de fer devraient recevoir un salaire plus élevé, — la voie que l’on a suivie n’est pas celle qui devait être prise, parce que vous vous êtes mis en guerre contre la société, et la société se lèvera toujours contre ceux qui se mettront en guerre avec elle. Il n’est pas possible qu’une classe quelconque de citoyens se soulève contre la communauté tout entière, sans que la société ressente l’atteinte portée à ses droits, et se fasse justice.
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