Résumé

Portrait de Alphonse de Calonne Alphonse de Calonne Les chemins de fer et l'État , par A. de Calonne (1882)

Il ne peut pas viser à gagner le plus possible, mais à gagner seulement assez pour servir l'intérêt du capital engagé et pourvoir à son amortissement, pour satisfaire enfin à une part afférente des charges publiques. Il lui manque l'excitant qui tient en éveil les Compagnies; il n'a point d'intérêt au delà de ses besoins directs et n'en pourrait invoquer sans se rendre odieux. L'imagination, chez lui serait un défaut, le travail n'y est jamais excessif, et jamais on ne lui a connu du dévouement. L'État est une sorte d'idole inflexible qui n'est à sa place que dans son sanctuaire
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Calonne Alphonse de Calonne Les chemins de fer et l'État , par A. de Calonne (1882)

La logique est une force impitoyable et qui pousse sans cesse en avant ceux qui veulent s'arrêter en route. Livrez les instruments de transport à l'Etat, même avec toutes les restrictions que dicte la prudence, vous ne pouvez lui refuser bientôt le reste. Après les chemins de fer viendront les autres moyens de transport sur terre et même sur mer, les assurances de toutes sortes, la banque, les grandes forces de production, les mines, les ateliers de construction, les usines à gaz, les manufatures, — il y en a déjà, — toute l'activité industrielle et commerciale de la nation.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Calonne Alphonse de Calonne Les chemins de fer et l'État , par A. de Calonne (1882)

Chez quelques hommes politiques, maîtres du gouvernement, c'est aussi une préoccupation très vive et assez naturelle de faire des chemins de fer un service d'État, non pour marcher à la conquête d'une forme sociale nouvelle, mais uniquement pour les transformer en un instrument de pouvoir. On est disposé à croire qu'une armée de trois cent mille employés de l'État ajoutée à celle qui existe déjà aujourd'hui donnerait plus de stabilité au gouvernement et maintiendrait au pouvoir, quel qu'il fût d'ailleurs, le paru qui s'en serait rendu maître.
Source : Gallica

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