Résumé

Le Palais des Tuileries, domaine de la couronne… (1837)

Ainsi Catherine deMédicis, régente de France, inspirée par le souvenir des belles productions de son pays, secondée par les talents du plus habile architecte de son temps, avait eu le pouvoir et la volonté de faire élever à Paris un palais dont l'élégance et la grâce auraient égalé les chefs-d'œuvre de l'Italie; mais cette princesse, faible et superstitieuse, dominée par des fourbes, abandonne tout à coup, par l'effet d'une puérile terreur, un grand ouvrage dont l'exécution devait satisfaire ses goûts, lui rappeler sa patrie et laisser après elle un édifice digne de la plus haute admiration.
Source : Gallica

Le Palais des Tuileries, domaine de la couronne… (1837)

Le Louvre, dans la tourmente révolutionnaire qui renversa le trône, qui fit périr Louis XVI, et qui plaça dans le palais des Tuileries le despotisme populaire sous lequel la France a été courbée, éprouva comme tous les autres palais de la couronne les tristes effets du caprice et de l'abandon. Les logements donnés à des nobles et à des favoris passèrent à des maîtres d'une autre espèce, qui, les regardant comme des objets de conquête, firent, suivant leurs caprices ou leurs besoins , subir à chaque partie du palais des détériorations nouvelles.
Source : Gallica

Le Palais des Tuileries, domaine de la couronne… (1837)

Les entrées du palais lui semblèrent mal disposées; on ne pouvait, en aucun point, descendre de voiture à couvert. Le grand vestibule du milieu interrompait, d'une manière absolue, l'enfilade des appartements; la chapelle et la salle de spectacle se trouvaient tellement séparées du reste du palais par cet arrangement vicieux qu'en 1814 le roi Louis XVIII, qui pouvait difficilement marcher, fit, sur la terrasse du côté du jardin , construire, en charpente légère et en menuiserie, un corridor en forme de tente, qui menait de plain-pied à la chapelle et à la salle de spectacle.
Source : Gallica

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