Résumé

Charles Dejob Marc-Antoine Muret : un professeur français en Italie dans la seconde moitié du XVIe siècle par Charles Dejob… (1881)

Noble ambition qui exige non seulement une admirable patience, mais une singulière force d'esprit. Une telle application n'est pas le fait de Muret. Chez lui ce n'est pas dédain, ce n'est pas non plus ignorance des règles de la critique philologique; c'est impuissance.
On se souvient de cette page si sensée où il dit que les beaux discours passeront, tandis que les services rendus par les érudits perpétueront leur mémoire; et l'on formerait une méthode acceptable pour les juges les plus sévères, des principes de critique qu'il a énoncés çà et là dans ses ouvrages.
Source : Gallica

Charles Dejob Marc-Antoine Muret : un professeur français en Italie dans la seconde moitié du XVIe siècle par Charles Dejob… (1881)

Après s'être excusé d'aborder un sujet que l'assistance connaît mieux que lui et d'imiter le sophiste qui prétendait enseigner l'art militaire à Annibal, il propose une division fort nette : la théologie comprend la loi et l'Evangile; la loi qu'elle nous enseigne vaut mieux que celles des hommes, car elle est plus morale et n'émane pas d'une autorité humaine ; et l'Evangile nous offre l'exemple de la bonté incomparable d'un Dieu qui se sacrifie pour notre salut. Par cette division, Muret, qui ne prétend pas traiter didactiquement un sujet infini, n'a pas épuisé son discours.
Source : Gallica

Charles Dejob Marc-Antoine Muret : un professeur français en Italie dans la seconde moitié du XVIe siècle par Charles Dejob… (1881)

Fort de la décision du sénat et de l'affection de Manuce, Muret se mit à l'œuvre. Il ne justifia pas seulement sa nomination par les grâces de sa parole : du premier jour il poursuivit l'application d'une excellente méthode d'enseignement. C'est lui faire tort que de considérer une à une ses leçons d'ouverture, surtout les premières, qui n'ont pas individuellement la valeur de celles qu'il prononça dans sa maturité; et c'est peut-être pour ne pas les avoir étudiées dans leur suite qu'on a réduit Muret au rang d'un homme disert qui exprime en bon latin les pensées de tout le monde.
Source : Gallica

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