Résumé

Charles Schmidt La vie et les travaux de Jean Sturm… (1855)

Pour prouver que l'exercice de l'art musical n'est pas contraire à la gravité d'un homme savant, il citait, outre Luther, le professeur Melchior Volmar, maître de Calvin et de Théodore de Bèze, l'historien Sleidan, le médecin Gùnther d'Andernach, qui tous avaient charmé leurs amis par l'agrément de leur chant 2.
Si, par la musique, Sturm voulait ennoblir les coeurs, il cherchait à fortifier le corps par la gymnastique dont, avant lui, on avait fait peu de cas. Il savait que, si l'esprit est constamment occupé, c'est au détriment des forces corporelles.
Source : Gallica

Charles Schmidt La vie et les travaux de Jean Sturm… (1855)

C'est l'homme que la France contemple, que l'Italie admire, que l'Angleterre, l'Ecosse, le Danemarc, la Hongrie, la Bohême, entourent de respect et d'affection; c'est lui, dis-je, que tant de royaumes réclament, que l'Europe entière se dispute. Demandez aux jeunes gens laborieux des nations étrangères pourquoi ils ont entrepris les fatigues d'un long voyage, auquel jamais ils n'auraient songé? Ils diront que c'est pour voir Sturm et pour suivre ses leçons. Demandez-leur qui les a attirés? c'est Sturm, oui, c'est Sturm, répondront-ils tous.
Source : Gallica

Charles Schmidt La vie et les travaux de Jean Sturm… (1855)

Quant à l'élément religieux dans l'éducation, il faut le maintenir avec autant de persévérance que Sturm. S'il y insistait, ce n'était pas seulement pour que les élèves apprissent les dogmes de leur Église, mais pour qu'ils conformassent leur vie aux préceptes de l'Évangile. Il voulait que leur foi leur inspirât la charité, le support, l'amour de la paix, le dévouement. L'esprit chrétien devait leur donner en outre ce vrai décorum, qui résulte du respect qu'on a pour les autres, bien plutôt que de la haute opinion qu'on se fait de son propre mérite.
Source : Gallica

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