Fontaine des Innocents

Définition et enjeux

Musée universel... 1re [-2e] année (1857-1858)

La fontaine des Nymphes ou des Innocents étonne moins par la grandeur du faire: mais l'élégance et la simplicité, l'unité de manière, la largeur de conception brillent dans ses inimitables basreliefs. Ces nymphes, ces tritons ne réveillent aucune pensée lascive ; la beauté y est épurée, raffinée, idéalisée par le génie. Sous ce rapport, et pour qui préfère l'élégance suprême à la vigueur, la fontaine des Innocents serait supérieure aux caryatides des Cent-Suisses.
Source : Gallica

Les rues de Paris. Paris ancien et moderne… (1844)

Enfin, voilà un monument qui m'apparaît : la fontaine des Innocents, dont on a déjà parlé dans ce livre, et dont je veux parler à mon tour. Mais par quel chemin vais-je aller jusques-là ? comment traverser cette haie de femmes qui font des bouquets de cerises tout en parlant la langue de Vadé ? Cette fontaine est l'oeuvre de Pierre Lescot et de Jean Goujon ; que dire de plus à sa louange, si ce n'est qu'elle est infatigable à désaltérer les indigènes qui l'entourent ! Un cimetière a fait place à un marché
Source : Gallica

Portrait de Alfred Bonnardot Alfred Bonnardot Iconographie du vieux Paris (1856-1861)

Une petite estampe coloriée par impression, de 110 millim.
de diamètre et signée Sergent del., Campion sculp., représente, vers 1788, la fontaine des Innocents isolée au coin de la rue aux Fers, telle qu'on la voyait avant sa translation au milieu de la place. Une haute maison y est encore attenante vers l'ouest.
Sur la gauche, fuit vers le sud la rue Saint-Denis, tracée au hasard. Au fond, s'élèvent les bâtiments établis sur les voûtes massives du charnier des Lingères, voûtes que j'ai parcourues bien des fois, et qui ne conservaient plus aucune inscription funéraire.
Source : Gallica

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