Résumé

Charles Gueullette Les peintres espagnols : études biographiques et critiques sur les principaux maîtres anciens et… (1863)

Si Juan de Joanès, après sa mort, fut en grande réputation, il n'éprouva de la part de ses contemporains que l'indifférence et l'oubli. Au-delà de Valence, on ne le connaissait même pas de nom; ce qui le prouve, c'est que Charles-Quint, et plus tard Philippe II, protecteurs des talents même médiocres, n'ont jamais rien fait pour lui. La cause de cette injustice, il faut la chercher d'abord dans le caractère du peintre et dans son peu de goût pour les honneurs. Les hommes subissent le mérite qui s'impose, mais ne le proclament jamais les premiers; ennemis qu'ils sont de toute supériorité.
Source : Gallica

Charles Gueullette Les peintres espagnols : études biographiques et critiques sur les principaux maîtres anciens et… (1863)

Séville, cette voluptueuse capitale de l'indolente Andalousie, séjour enchanteur où les âmes écloses sous les feux d'un soleil brûlant s'épanouissent toutes pleines d'amour et de rêveries; ce paradis terrestre de l'imagination, où le peintre vient chercher ses féeriques effets de lumière et le poëte ses chants les plus passionnés, fut le berceau de l'artiste le plus populaire de l'Espagne, d'Esteban Murillo.
Source : Gallica

Charles Gueullette Les peintres espagnols : études biographiques et critiques sur les principaux maîtres anciens et… (1863)

Un teigneux demi-nu est penché sur un bassin, sainte Elisabeth lui lave la tête tandis qu'une suivante lui verse de l'eau. Assise et semblant iniplorer le secours de la charité, c'est une vieille femme qui tourne vers la sainte un regard suppliant. Sur le premier plan un vieillard le front entouré de linges panse ses plaies ; dans le fond un pauvre malade se retire plié sur des béquilles, et un jeune enfant à la physionomie grimaçante se gratte à la fois la tête et la poitrine dévorés par un mal infect.
Source : Gallica

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