Charles Gueullette, Les peintres espagnols : études biographiques et critiques sur les principaux maîtres anciens et… (1863)
“ Si Juan de Joanès, après sa mort, fut en grande réputation, il n'éprouva de la part de ses contemporains que l'indifférence et l'oubli. Au-delà de Valence, on ne le connaissait même pas de nom; ce qui le prouve, c'est que Charles-Quint, et plus tard Philippe II, protecteurs des talents même médiocres, n'ont jamais rien fait pour lui. La cause de cette injustice, il faut la chercher d'abord dans le caractère du peintre et dans son peu de goût pour les honneurs. Les hommes subissent le mérite qui s'impose, mais ne le proclament jamais les premiers; ennemis qu'ils sont de toute supériorité. ”
