Alonso Cano

Définition et enjeux

Léo Bachelin Tableaux anciens de la galerie Charles Ier… (1898)

ALONSO CANO ne rappelle en rien ses confrères espagnols, au milieu desquels il occupe une place à part. Rien, chez lui, du naturalisme outrancier des uns, ou du mysticisme exalté des autres. Au lieu de tendre à l'expressivité vigoureuse, au clair obscur antithétique, il vise à l'harmonie des poses, des tons et des contours. Ses figures ont une noblesse sculpturale, une eurythmie de formes particulières, — et ces qualités s'expliquent, chez lui, autant par l'hérédité que par l'éducation. Son père déjà était un artiste fort distingué en son genre, célèbre comme constructeur de rétables.
Source : Gallica

Jean-Charles Davillier Les arts décoratifs en Espagne au Moyen âge et à la Renaissance (1879)

Quel soufflet pour les réalistes de nos jours ! – « Rien n'égale cette statue, disait un autre ; s'il ne restait plus au monde que le Saint François d'Alonso Cano, l'art chrétien serait sauvé... » Et encore : « Jamais l'art catholique n'a exprimé d'une manière plus élevée ses dogmes et ses symboles... Ce chef-d'oeuvre d'Alonso Cano est la personnification éloquente de l'Espagne monacale et chevaleresque. »
STATUE DE SAINT FRANÇOIS ATTRIBUÉE A ALONSO CANO. (Collection de M. Odiot.)
STATUE DE SAINT FRANÇOIS, PAR PEDRO DE MENA. (Cathédrale de Tolède.)
Source : Gallica

Paul Lefort Velazquez (1887)

Veut-on se convaincre qu'à côté de ses toiles, « toute peinture, si sincère qu'elle soit, reste une peinture, tandis que la sienne n'en paraît que plus vivante et plus vraie ? » Transportons-nous au musée de Madrid, dans le salon ovalado, la salle d'Isabelle, devant ce portrait de sculpteur que l'on a cru longtemps — et à tort - être le portrait d'Alonso Cano et qui pourrait bien être celui de Martinez Montanes, le grand sculpteur andalous, le maître d'Alonso Cano.
Source : Gallica

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