Charles Didier,
Revue des Deux Mondes
“ TOLÈDE. Le parvis de la cathédrale de Tolède est une place longue, irrégulière, raboteuse, vestibule indigne d’un si noble monument. Cette place, ou plutôt cette rue, est d’ordinaire déserte et silencieuse. Ce n’est pas de ce côté qu’on entre à l’église, et l’herbe y croît tout à son aise, sans être seulement courbée par le pied des fidèles. La nuit, elle est plongée en des ténèbres profondes. Ce soir là, par miracle, le 15 décembre, elle était bruyante et populeuse ; un grand feu d’artifice brûlait au milieu, inondant de clartés inaccoutumées la place et les édifices qui la ceignent. ”
