Gothique flamboyant

Définition et enjeux

André Lefèvre,  Les merveilles de l'architecture (1865)

“ L'art d'élever des clochers est le seul où le gothique flamboyant n'ait pas dégénéré de ses aînés; il leur donne généralement une grâce et une légèreté inconnues avant lui.
Il y a des artistes qui considèrent le goût rayonnant comme le progrès et l'épanouissement du gothique ; il n'y en a pas qui ne voient dans l'allure contournée à la fois et ondoyante du style flamboyant une faiblesse, une exténuation sénile que la Renaissance pouvait seule régénérer. La vérité est que le Rayonnant et le Flamboyant sont les deux degrés d'une décadence rapide.
”
Source : Gallica

Joseph Calmette,  Les dernières étapes du Moyen-Age français (1944)

“ Rien n'est plus vrai, rien n'est plus naturaliste que le feuillage gothique, et surtout celui du flamboyant. A la feuille romane conventionnelle a été substituée, déjà au XIIIe siècle, la feuille du plein air. L'art, après avoir longtemps vécu de la stylisation de la nature à la mode byzantine, se reprend à la réalité ambiante. ”
Source : Gallica

Giorgio Vasari,  Vies des peintres

“ Dans quelle mesure cet ardent déserteur de l’art gothique a-t-il compris qu’il fallait en conserver les traditions ? car l’architecture du Bramante, qu’aucun dessin ne peut dignement rendre, tant la finesse et la grâce en sont inexprimables, est un complet mélange de la double tradition de l’art grec et de l’art gothique. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature