Aimé Giron,
Mystérieuses, nouvelles. La Chaise-Dieu…
(1866)
“ Je ne puis que pleurer, car la mort vous a prise, A l'heure où sous l'amour le coeur cherche à s'ouvrir. Sur votre dalle grise J'ai forcé dans le marbre une tombe à fleurir. Je vous offre aujourd'hui ces orgues de l'église ; J'ai travaillé pour vous, oh ! faites-moi mourir ! Oh! faites-moi mourir, sainte, sainte adorée ! L'espoir est d'ici-bas, mais le bonheur du ciel. Je vous ai tant pleurée! Et mes pleurs sont tombés, larges gouttes de fiel, Au fond de cette coupe où boit l'âme altérée. Oh ! faites-moi mourir ! le bonheur est du ciel ! ”
