Oeuvres de Paul Féval. Les Merveilles du Mont-Saint-Michel (1879)
“ Une grande pensée tient peu de place. Quelle pensée plus vaste que la terre ne tiendrait entre ce diadème et ce front? Seigneur, je ne suis rien et n'ai droit à rien ; mais un soir que je versais les larmes de mon espérance à vos pieds, tout seul dans la basilique de votre ange, j'ai vu, comment dire cela? j'ai vu au dedans de moi-même, pendant que la nuit descendait lentement des voûtes de ce choeur unique en sa beauté, j'ai vu, les yeux fermés, à l'intérieur de ma propre conscience, saint Michel qui est toujours votre ministre élu et qui est toujours le patron de votre peuple, la France. ”
