Gustave Chevallier, Le vénérable Guillaume, abbé de Saint-Bénigne… (1875)
“ La foule muette et anxieuse attend. Aussitôt le saint se penche sur le visage de l'infortuné serviteur; il l'arrose de ses pleurs, et se recueillant, demeure, quelques instants, en prière. Tout-à-coup un cri d'étonnement s'échappe de toutes les bouches. La victime a frissonné; elle ouvre les yeux, et d'un regard tranquille et serein reconnaît son bienfaiteur. Tous saluent le prodige de leurs acclamations: on croit à l'innocence du condamné, et l'on reconduit, en triomphe, à l'abbaye le thaumaturge et son serviteur justifié. La sainteté brillait sur le front de l'abbé de Saint-Bénigne. ”
