Abbaye du Dôme de Cluny

Définition et enjeux

Émile Montégut Souvenirs de Bourgogne

Il n’y a qu’une seule habitation magnifique à Cluny, c’est l’ancien palais abbatial. Que dis-je? la ville même n’existe que de ses débris, car des rues entières ont été construites avec ses pierres. Ainsi le Cluny actuel, c’est encore l’abbaye, et rien que l’abbaye : le vivant non-seulement a hérité du mort, mais il est lié à son cadavre, dont il ne pourrait être détaché sans mourir lui-même sur l’heure; c’est le passé qui fournit encore au présent son aumône et sa sportule de chaque jour.
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François Cucherat Cluny au XIe siècle, son influence religieuse… (1885)

Cluny avait dans cette seule province vingt-quatre abbayes ou prieurés, ayant sous leur juridiction immédiate cinquante-quatre autres monastères, parmi lesquels je me contenterai de nommer l'abbaye d'Ainay, à Lyon; le prieuré de Gigny qui fut, avant la naissance de Cluny, sous la conduite du bienheureux Bernon, en même temps que Baume; celui de Nantua qui eut pour prieur le pape Urbain II; celui de Paray-le-Monial, illustré par les miracles de saint Odilon et de saint Hugues, et qui fut toujours si particulièrement cher aux abbés de Cluny
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L. Chaumont Histoire populaire de Cluny, d'après les sources et sur un plan nouveau… (1911)

La fin du XIIe siècle a été une période désastreuse pour l'abbaye. L'accord qui était intervenu, grâce au pape Alexandre III, entre les comtes de Chalon et les religieux de Cluny ne fut que d'une courte durée. A la mort de Louis VII, Guillaume II voulut profiter du changement de règne pour reprendre à son profit la guerre qu'il avait déjà laite à l'abbé de Cluny, au nom de son père (1180) . Il avait comme alliés son beau frère, Jocerand de Brancion, et le sire de Beaujeu. Le comte Girard de Mâcon prit aussi les armes contre son évêque.
Source : Gallica

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