Abbaye du Cluny

Définition et enjeux

Émile Montégut Souvenirs de Bourgogne

Il n’y a qu’une seule habitation magnifique à Cluny, c’est l’ancien palais abbatial. Que dis-je? la ville même n’existe que de ses débris, car des rues entières ont été construites avec ses pierres. Ainsi le Cluny actuel, c’est encore l’abbaye, et rien que l’abbaye : le vivant non-seulement a hérité du mort, mais il est lié à son cadavre, dont il ne pourrait être détaché sans mourir lui-même sur l’heure; c’est le passé qui fournit encore au présent son aumône et sa sportule de chaque jour.
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Émile Montégut Souvenirs de Bourgogne

L’histoire à Cluny est aussi noble que la nature est gracieuse. Nous avons vu à Vézelay le type de l’abbaye féodale par excellence, tout occupée d’âpres intérêts politiques qui, aussi considérables qu’ils fussent, n’étaient après tout que des intérêts de clocher; mais à Cluny, première des abbayes de la chrétienté, on n’aperçoit rien de ce mesquin esprit de dispute et de cette rage de contention. Elle avait été fondée cependant par Guillaume le Pieux, duc d’Aquitaine, dans les mêmes conditions que Vézelay par Gérard de Roussillon
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François Cucherat Cluny au XIe siècle, son influence religieuse… (1885)

Cluny avait dans cette seule province vingt-quatre abbayes ou prieurés, ayant sous leur juridiction immédiate cinquante-quatre autres monastères, parmi lesquels je me contenterai de nommer l'abbaye d'Ainay, à Lyon; le prieuré de Gigny qui fut, avant la naissance de Cluny, sous la conduite du bienheureux Bernon, en même temps que Baume; celui de Nantua qui eut pour prieur le pape Urbain II; celui de Paray-le-Monial, illustré par les miracles de saint Odilon et de saint Hugues, et qui fut toujours si particulièrement cher aux abbés de Cluny
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