Henri Gourdon de Genouillac

Henri Gourdon de Genouillac

Résumé

Portrait de Henri Gourdon de Genouillac Henri Gourdon de Genouillac Histoire de l'abbaye de Fécamp et de ses abbés… (1875)

« Le monastère de Fécamp, dit une ancienne chronique, avait besoin d'un pasteur aussi sage et aussi prudent que Roger ; tout était en combustion par la révolte des sujets du duc de Normandie. Si, d'un côté, il consolait le prince, s'il arrêtait les justes mouvements de sa colère contre son peuple, de l'autre, il adoucissait l'esprit des révoltés, et il se comporta partout avec tant de prudence et de discrétion, qu'il était aimé et respecté de tous. Il maintint cependant, parmi tous ces troubles, les religieux de son monastère dans l'étroite observance de la sainte règle. »
Source : Gallica

Portrait de Henri Gourdon de Genouillac Henri Gourdon de Genouillac Histoire de l'abbaye de Fécamp et de ses abbés… (1875)

Mais l'assiégeant était Charles-le-Mauvais, le bien nommé roi de Navarre, et furieux de se voir braver par un ennemi crossé et mitré, il enleva l'abbaye et le monastère d'assaut, fit pendre des moines et imposa les autres d'une forte contribution de guerre.
Quant à l'abbé, il devint prisonnier de son vainqueur ; rendu à la liberté, son premier soin fut de fortifier l'abbaye, et le roi Charles V lui confia une flottille pour aller en Lombardie chercher le pape, médiateur entre la France et l'Angleterre.
Source : Gallica

Portrait de Henri Gourdon de Genouillac Henri Gourdon de Genouillac Histoire de l'abbaye de Fécamp et de ses abbés… (1875)

Tous ces événements n'enrichissaient pas les religieux, plus de quêtes abondantes, plus de dons des riches particuliers, la géne, plus que la gêne, la misère était à l'abbaye, et un jour qu'il fallut louer un cheval pour envoyer un messager à M. de Bornes, procureur de l'abbaye à Rouen, la caisse des moines était si complètement vide, qu'on dut vendre une pièce d'argenterie pour faire face à cette modeste dépense, et les pauvres bénédictins
étaient si dépourvus, qu'ils durent s'adresser à une bonne âme qui voulût bien se charger de leur nourriture, en attendant que les choses s'arrangeassent.
Source : Gallica

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