Résumé

Saint Maur et le sanctuaire de Glanfeuil… (1868)

Parmi tous les sanctuaires vénérables que l'on rencontre dans l'ancienne province d'Anjou, il y en a peu d'aussi célèbres dans nos annales que celui de Glanfeuil ou de Saint-Maur-sur-Loire.
Sanctifié par la vie toute céleste et par la mort bienheureuse du disciple chéri de saint Benoît, ce lieu a été pour toute la France le berceau du grand Ordre bénédictin. C'est là que fut apportée, dès son origine pour ainsi dire, cette Règle incomparable qui a formé tant de grands hommes,
dont les noms retentissent à chaque instant dans l'histoire de notre pays.
Source : Gallica

Saint Maur et le sanctuaire de Glanfeuil… (1868)

Aujourd'hui la pieuse solitude qui fut témoin de l'admirable vie de saint Maur, et qui garda si longtemps le précieux dépôt de ses reliques, n'entend plus, comme autrefois, le chant perpétuel des louanges de Dieu. Depuis quatre-vingts ans bientôt, les religieux gardiens du tombeau de saint Maur ont été dispersés par l'impiété révolutionnaire. Et cependant Dieu, dans sa miséricorde, n'a pas permis que, sur cette terre bénie, tout fût consumé.
Source : Gallica

Saint Maur et le sanctuaire de Glanfeuil… (1868)

« Nous ne doutons pas, dit le pieux narrateur contemporain, que tous ceux que nous avons vus mourir d'une manière si édifiante, n'aient été jouir du bonheur infini dans la céleste patrie. Cent seize furent appelés à Dieu dans l'espace de cinq mois; en sorte que, d'une si nombreuse communauté, il ne resta plus que vingt-quatre religieux. Parmi les morts se trouvèrent Antoine et Constantinien, qui étaient venus avec nous d'Italie. »
Bientôt après, saint Maur fut lui-même
atteint d'une pleurésie, qui ne tarda pas à s'aggraver tellement qu'elle le réduisit à l'extrémité.
Source : Gallica

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