Wilhelmine von Hillern,
Le couvent de Marienberg : récit du XIIIe siècle
(1885)
“ Le voilà, ce fils tant désiré...., blême, tout défait, un bandeau sanglant sur les yeux. Le père recule en chancelant. Son regard se fixe avec épouvante sur cette image de douleur. Non, non, ce n'est pas lui ; il y a erreur, ce n'est pas Donat. « Donat! crie-t-il d'une voix étranglée, Donat! mon fils! où est-il donc? — Me voici, » répond le jeune homme. Pour s'assurer que c'est lui en effet, le père lui arrache brusquement le bandeau du visage : deux orbites caves le regardent fixement. Un cri échappe au vaillant homme, un cri tel que le sang des religieux se glace dans leurs veines. ”
