Résumé

Jean-Baptiste Corbolin Monographie de l’abbaye de Fontenay

Tombeaux de Fontenay La beauté de l’église abbatiale ne venait pas de ses vastes dimensions, de l’harmonie de ses lignes architecturales, des foules qui s’y rendaient pour prier, des pompes déployées pour les offices de ses têtes, de la mélodie de ses chants sacrés, mais elle venait principalement du grand nombre de tombes qui en couvraient tout le sol.
La rectitude des lignes, la perfection des proportions contentent l’œil du connaisseur, mais laissent son cœur froid. La vue de la tombe, au contraire, excite certaines émotions auxquelles on ne peut échapper.
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Jean-Baptiste Corbolin Monographie de l’abbaye de Fontenay

Tantôt c’était une dette de reconnaissance dont on voulait s’acquitter envers l’abbaye qui avait ouvert son sein à quelque parent, ou un échange contre un droit à la sépulture dans l’église, avec services réguliers et à perpétuité; ou bien une vente simple, dans un besoin pressant pour les Croisades, pour se procurer l’argent nécessaire, afin d’accompagner son seigneur dans quelque levée de boucliers, ou une aumône pénitencielle pour un crime dont le souvenir pesait sur la conscience.
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Jean-Baptiste Corbolin Monographie de l’abbaye de Fontenay

C’est cet amour naissant pour la culture des terres qui attire à Fontenay un si grand nombre de convers. Ils étaient contents aussi de voir tous les rangs de la société confondus dans la sainte égalité du couvent. Les religieux avaient soin d’attirer la bénédiction du ciel sur leurs entreprises. Ils savaient que la part de l’homme est le travail, tandis que le succès vient de Dieu exclusivement.
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