Résumé

Louis Morize Étude archéologique sur l'abbaye de Notre-Dame des Vaux de Cernay… (1889)

On ne s'étonnera pas de ces difficultés et de ces lenteurs en se rendant compte par les planches de M. Morize de l'importance des constructions de l'abbaye des Vaux de Cernay qui n'était pourtant pas de première grandeur.
Trois choses étaient indispensables pour la fondation d'un monastère: une colonie de moines zélés et dévoués, un terrain disponible et le concours des populations. Les abbayes les plus considérables, si elles laissaient leur ferveur monastique s'éteindre dans l'aisance d'une vie facile, n'étaient plus capables de fonder des colonies.
Source : Gallica

Louis Morize Étude archéologique sur l'abbaye de Notre-Dame des Vaux de Cernay… (1889)

« L'église doit être d'une grande simplicité. Les sculptures et les peintures en seront exclues, les vitraux uniquement de couleur blanche, sans croix ni ornements. Il ne devra point être élevé de tour de pierre ni de bois pour les clochers d'une hauteur immodérée, et par cela même en désaccord avec la simplicité de l'Ordre. Tous les monastères cisterciens seront placés sous l'invocation de la Sainte Vierge. »
L'église des Vaux de Cernay répondait en tous points à cette règle sévère ; on ne voyait de sculptures qu'aux deux portes de la façade.
Source : Gallica

Louis Morize Étude archéologique sur l'abbaye de Notre-Dame des Vaux de Cernay… (1889)

Au retour de la croisade, la guerre ayant éclaté entre le roi de France et les Anglais, les religieux des Vaux se réfugièrent dans les maisons qu'ils possédaient à Paris, près du palais des Thermes. Lorsqu'ils revinrent au monastère, en 1195, ils eurent la douleur de voir la foudre consumer le dortoir. Une lettre du pape Innocent III, datée de 1201, retira à l'évêque de Chartres, Renaud accusé de simonie, le pouvoir de conférer les bénéfices dans son diocèse, et délégua ce pouvoir à l'évêque de Paris et à l'abbé des Vaux de Cernay.
Source : Gallica

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