“ Comme souvent tout s’enfile ici-bas ! Des Bernardins pâturoient en lieu gras, Près de leur clos vivoient des Bernardines. Peignez-vous bien chaque chose en son rang ; Un bel étang nourrissoit les béguines ”
Bernardines
Définition et enjeux
Citations sur “Bernardines”
Jean-Baptiste Martin, Histoire des églises et chapelles de Lyon
“ Quant aux « pensionnaires à étudier », étudiaient-elles dans la clôture, comme ce fut la coutume des Bénédictines primitives et dès lors se destinaient-elles par une sorte de postulat prolongé au noviciat et à la profession ? On l’ignore et il n’importe, car dès 1642, « ordre fut donné aux religieuses Bernardines de ne plus se distraire à cet embarras ». Cela leur était signifié, sans métaphore, par le vicaire général. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ BERNARDINS, nom que prirent les religieux de Cîteaux lorsque S. Bernard, qui était entré dans leur ordre, l'eut réformé et étendu. Ils avaient en France un grand nombre de couvents, notamment celui de Paris, où se tinrent souvent les assemblées de l'Université et qui sert auj. d'entrepôt pour les huiles (rue des Bernardins) . V. CÎTEAUX (ordre de) . On connaissait sous le nom de Bernardines une congrégation de femmes qui suivait la règle de S. Bernard, et qui se consacrait surtout à l'éducation des jeunes filles. ”
Mallet, L’Encyclopédie, 1re éd.
“ On compte en France cinq abbayes de Bernardins, chefs d’ordre : savoir, Cîteaux, Clairvaux, Pontigny, la Ferté, & Morimont. Les ordres d’Alcantara & de Calatrava en Espagne, sont compris dans l’ordre de S. Bernard, aussi-bien que les Feuillans, nouvelle réforme commencée au xvie. siecle. Les religieuses appellées Bernardines, suivent la regle de saint Benoît ; & sont vêtues de blanc comme les Bernardins. ”
Adolphe Vachet, Les anciens couvents de Lyon
“ « Le malheur qui vous est arrivé ne vient point du moindre reproche qu’on puisse faire à votre communauté, et moins encore à vous ; c’est votre temporel qui est dérangé, sans qu’on puisse rien vous imputer : c’est une règle générale qu’on ne veut pas un trop grand nombre de communautés, surtout celles qui n’ont pas de biens suffisants. » Le même jour, le cardinal de Tencin écrivait aux Bernardines à peu près dans les mêmes termes. Avec cette perspective de suppression, est-il étonnant que le découragement soit entré dans l’âme des religieuses ? ”
Adolphe Vachet, Les anciens couvents de Lyon
“ Les dites religieuses peuvent assurer qu’elles se peuvent soutenir par leurs propres revenus, leurs talents et leur travail. Outre cela il est aisé de faire voir qu’elles ont des perspectives bien brillantes pour l’avenir, puisqu’elles ont cédé un terrain qui leur appartient à un particulier de la ville, pour y bâtir des maisons, lesquelles maisons doivent rentrer dans dix-sept ans et rapporteront trois ou quatre mille livres de rentes aux Bernardines. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Je n’en trouve point la raison : mais c’est l’usage : cela suffit. Il y a encore en France & en Savoie d’autres Religieuses de Cîteaux, que l’on nomme Bernardines réformées des Congrégations de la Divine Providence, & de saint Bernard. Leur Fondatrice fut la Mère Louise-Blanche-Thérèse de Ballon, parente de saint François de Sales, par les conseils duquel elle se conduisit dans cet établissement. Rumilly, petite ville de Savoie, fut le lieu où elle jeta les fondemens de sa réforme l’an 1622. En 1624 elles s’établirent à Grenoble, & là furent dressées les constitutions de cette réforme. ”
Félix Lazare, Louis Lazare , Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments
“ Collége des Bernardins. Les religieux de l’ordre de Clairvaux, appelés Bernardins, du nom de leur fondateur saint Bernard, étaient sans cesse exposés au mépris des frères Prêcheurs, des frères Mineurs et des Légistes séculiers qui, faisant profession de science, voulaient faire passer les anciens ordres pour inutiles, parce qu’ils ne se piquaient pas, comme eux, de disputer, ni d’enseigner, ni de prendre des dégréz dans l’Université. ”
Marie-Pierre, Portraits et silhouettes, par Marie-Pierre (1883)
“ Or, voici ce que c'est qu'une Bernardine: c'est une sainte qui vit dans les sables du bord de la mer, comme les premiers anachorètes dans les déserts de l'Afrique. Elle mange du pain noir et boit de l'eau, vit seule, ne parle jamais. ”
Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie ; La Chaumière indienne (1860)
“ Bernardin, ferme et impassible, dédaignant les clameurs, les moqueries et les insultes, dit d'une voix calme : « C'est la méchanceté des hommes qui leur fait méconnaître une providence dans la nature. Déclarez, messieurs, que vous regardez l'existence de Dieu comme la base de toute morale ; si quelques intrigants en murmurent, le genre humain vous applaudira. » ”
Léon Guérin, Les Bons petits garçons, histoires pour la jeunesse… (1850)
“ L' ENFANCE DE BERNARDIN. 155 au lever de l'aurore, encore incliné au coucher du soleil. Un directeur habile, peut-être, aurait découvert dans ces prédispositions d'esprit l'origine de cette pensée de contemplation de la nature, qui fut toute la vie la pensée de Bernardin de Saint-Pierre ; un directeur habile aurait retiré à temps cette Vie des Saints des mains de l'enfant, et l'aurait remplacée par quelque ouvrage se prêtant encore aux développements de cette jeune imagination, mais plus fait pour un être destiné à vivre au milieu des hommes ses semblables. ”
Marcel Reymond, Le Bernin (1911)
“ Dans ce grand voile tout diapré de couleurs, le Bernin met toute la vie, tout le charme de son art en évoquant de petits angelots qui se remuent, se montrent à nous, délicieux, dans les efforts qu'il font pour soulever ce lourd manteau et nous présenter les armes du pape qui, superbement, surmontent cette entrée triomphale. C'est peu, si l'on veut; ce n'est qu'un décor, mais si rare, si étonnant d'ingéniosité : des enfants, de la couleur, de la richesse, de la fantaisie, de la joie, c'est l'art du Bernin tout entier. ”
Auteur : René Doumic, Revue des Deux Mondes
“ Aussi est-il probable qu’on perd son temps à tâcher de faire passer Bernardin pour un brave homme. Tout l’effort auquel se livre son avocat pour y arriver aboutit à un résultat justement opposé. Le chevalier de Saint-Pierre, au temps de sa jeunesse, a été un chevalier d’aventures tout à fait selon la définition du XVIIIe siècle. Le bonhomme Bernardin, dans la dernière partie de sa vie, a été du nombre de ces écrivains sensibles dont toute la sensibilité se dépense dans leur littérature, en sorte qu’il ne leur en reste plus pour la pratique de la vie. ”
Henri Joseph Guillaume Patin, Éloge de Bernardin de Saint-Pierre… (1816)
“ A une époque mémorable où la France sentit le besoin d'institutions nouvelles, et où tous les esprits s'occupèrent de la réforme des abus et du perfectionnement de l'ordre social, Bernardin de Saint-Pierre, comme tant de bons citoyens, ouvrit son coeur à la plus douce des espérances, et se forma l'idée d'un bonheur auquel on sembloit toucher, mais que les passions des hommes devoient retarder encore long-temps. ”
Charles de Mazade,
Le Mondain dans la politique et dans l’Église au XVIIIe siècle - Le cardinal de Bernis
“ III Lorsque Bernis, arrivé à ce sommet de la fortune politique, regardait derrière lui, il pouvait assurément se dire avec une certaine complaisance qu’il avait fait du chemin, qu’il était loin de ces premiers temps où petit abbé il brillait par les vers faciles, par les séductions mondaines, et où il avait ses gaies aventures. Il était sorti de ses embarras de jeunesse, il avait renoncé aux frivolités, il n’avait gardé que l’esprit en devenant un personnage sérieux. ”
Auguste Amaury, Le monastère de Meilleraie, ou Visite à Note-Dame de la Trappe (1857)
“ Les bernardins s'étendirent rapidement sur tout le globe, nous étions à une époque d'élan religieux, de foi chevaleresque qui s'épanchait sous toutes les formes. La gloire présente, disait saint Bernard, devient vile et, méprisable ; la fleur de la jeunesse est foulée aux pieds ; la noblesse ne compte plus ; la sagesse du monde apparaît comme une folie ; la chair et le sang ne sont plus écoutés. Tous pour gagner Jésus-Christ, sacrifient les affections les plus chères, et dédaignent comme la boue, les dignités et les grandeurs du siècle. ”
Arnelle, Madame Cottin d'après sa correspondance…
“ Bernardin, homme selon mon cœur, vous qui m’appreniez à trouver, dans les plus vrais plaisirs de la vie, les preuves d’une autre existence, soyez à jamais le consolateur de ma tristesse, le compagnon de ma solitude et l’ami de ma jeunesse. ”
Charles de Mazade,
Le Mondain dans la politique et dans l’Église au XVIIIe siècle - Le cardinal de Bernis
“ Leur grâce et leur faiblesse, leur originalité est d’être en tout et jusqu’au bout des mondains. Un bon mot aide à leur fortune ou les console, et celui de Bernis à Fleury avait assez de succès pour lui faire oublier sa disgrâce. Le moment où Bernis commence à se dégager, à « se mettre en chemin, » comme il le disait, c’est 1745, l’année de Fontenoy, l’année aussi où un astre nouveau se lève à la cour avec celle qui est encore Mme d’Étioles, qui va être Mme de Pompadour. L’abbé venait d’entrer à l’Académie française à la fin de 1744, un an après le duc de Nivernais, son contemporain. ”
Charles de Mazade,
Le Mondain dans la politique et dans l’Église au XVIIIe siècle - Le cardinal de Bernis
“ Confidence pour confidence, l’abbé avouait au ministre qu’il avait tout fait pour se passer de sa protection, et ils restaient fort bons amis. Bernis entrait ainsi dans la carrière politique sous le pavillon de Mme de Pompadour, accompagné des préventions des gens sérieux, de tous les souvenirs d’une jeunesse légère et de ses petits vers, des malignités de cour qui s’attachent aux fortunes nouvelles. Il était homme à déjouer les épigrammes et à ne pas rester en chemin. ”
Eugène Léotard, Saint-Bernard : leçon d'ouverture du cours complémentaire d'histoire professé à la Faculté des… (1876)
“ Bernard de Pise, l'enfant de Cîteaux, l'élève de saint Bernard, avant de s'asseoir sur le trône pontifical sous le nom d'Eugène III. Saint Bernard a été aimé comme personne, et personne ne méritait de l'être comme lui. ”
Eugène Léotard, Saint-Bernard : leçon d'ouverture du cours complémentaire d'histoire professé à la Faculté des… (1876)
“ A partir de ce jour les destinées de Cîteaux furent toutes différentes de ce qu'elles avaient été auparavant. On a comparé, non sans raison, l'entrée de saint Bernard et de ses compagnons à une seconde naissance de l'Ordre. Bernard était fait pour cette vie de contemplation, de travail et d'étude. Il savait mieux que personne lire dans le livre de la nature. ”
Ambroise Paccory, Manuel du catéchiste, et du maître d'école (1708, 1710)
“ Les maîtres sous qui il étudioit étoient charmés de la beauté de son esprit, de sa docilité, de son application à l’étude ; mais encore plus de sa modestie, de sa sagesse et de sa vertu. Bernardin, plein de pudeur et de gravité, ne disoit et ne faisoit dès lors rien qui ne fût de bon exemple. L’innocence de ses mœurs paroissoit dans toutes ses paroles et dans toutes ses actions. On remarquoit particulierement l’horreur qu’il avoit pour tout ce qui pouvoit blesser la pureté ; et quand il échappoit quelque parole libre à ses compagnons, il en rougissoit pour eux ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Portraits littéraires, Tome II
“ De même, en exagérant et subtilisant en mainte occasion au sujet des bienfaits et des prévenances de la nature, il lui arrive d'impatienter à bon droit celui qu'il vient de charmer; à force d'apologie, il rappelle et provoque les objections. Quand on n'est plus dans la première innocence pastorale de l'enfance, il veut trop vous y ramener. Candide, si on a le malheur de l'avoir lu, ou le poëme sur le Désastre de Lisbonne, vous apparaît au revers du feuillet en plus d'une page. Bernardin, si intime dans quelques parties du sentiment de la nature, est superficiel à l'article du mal. ”
Charles de Mazade,
Le Mondain dans la politique et dans l’Église au XVIIIe siècle - Le cardinal de Bernis
“ En 1769, à la mort du pape Clément XIII, Bernis partait pour le conclave, et après le conclave il restait à Rome comme représentant de la France. Il y est resté vingt-cinq ans ! Il trouvait dans cette longue ambassade son vrai cadre, le couronnement de sa carrière, tout ce qui pouvait le mieux flatter ses goûts, l’occasion de se mêler à quelques-unes des plus sérieuses et des plus délicates affaires du temps au sein d’une grande représentation. ”
Auteur : René Doumic, Revue des Deux Mondes
“ A force de parler de sa bonté, de sa douceur et de sa sensibilité, il a commencé d’organiser sa propre légende. Nous avons d’autre part une tendance presque irrésistible à nous représenter un homme à la ressemblance de son œuvre ; et le moyen de croire que l’auteur de Paul et Virginie ne fût pas toute ingénuité ! Enfin la source à laquelle tous les biographes de Bernardin ont puisé est la Vie qu’en a écrite Aimé Martin. ”
Paul Thureau-Dangin,
Saint Bernardin de Sienne, 1380-1444…
(1896)
“ Les Bienheureux Tolomei, Colombini, Petroni et sainte Catherine de Sienne. 1 II. Enfance et jeunesse de Bernardin. Son caractère. La Vierge de la porte Camollia. La peste de 1400. Bernardin à l'hôpital de la Scala. Il prend l'habit des Frères mineurs 5 III. Bernardin novice au petit couvent de Colombaio. Il fait profession et reçoit la prêtrise. Il prêche sur la Passion. Le Ministre général lui ordonne de se consacrer à la prédication 19 IV. Caractère nouveau donné à la prédication par les deux grands Ordres mendiants. Décadence au quatorzième siècle. Saint Vincent Ferrier. ”
Elphège Vacandard,
Saint-Bernard orateur ; par l'abbé Vacandard
(1877)
“ Bernard était un saint, et, à cause de cela, il lui suffisait de paraître dans une assemblée pour imposer à tout le monde. Si intime et si cachée qu'elle soit dans les profondeurs de l'âme, la vertu reluit nécessairement sur toute la physionomie. ”
Adolphe Perraud,
Panégyrique de saint Bernard : prononcé dans l'église de Saint-Michel de Dijon…
(1891)
“ Intrépide et fort comme un homme qui ne tient à rien dans ce monde, sinon à l'approbation de Dieu et au témoignage de sa conscience, saint Bernard n'a fait grâce à aucun vice, transigé avec aucune faiblesse, gardé le silence devant aucune prévarication. ”
Émile Doumergue, Le protestantisme au Moyen-Age (1934)
“ Il n'y a certainement pas trop d'exagération à dire: le XIIe siècle, c'est saint Bernard, saint Bernard, ce moine modèle des moines, qui préside les conciles plus que les légats, qui dirige l'Eglise plus que les papes, l'arbitre des rois et le pacificateur des schismes. Or, qu'est-ce qui occupe et préoccupe le plus saint Bernard? La question de l'autorité. ”
Elphège Vacandard,
Saint-Bernard orateur ; par l'abbé Vacandard
(1877)
“ IV. La seconde croisade. Saint Bernard à Vézelay. Saint Bernard en Allemagne. Echec des croisés. Douleur de saint Bernard. Il se défend contre les fausses imputations de ses calomniateurs et de ses ennemis. C'est dans ses communications quotidiennes avec es âmes d'outre-tombe que saint Bernard puisait ;on énergie et ravivait son activité. La contemplation l'était pas seulement un temps de repos pour son (1) Ce beau mot rappelle celui de Térence : « Rien de ce qui est umain ne m'est étranger. » Mais il le surpasse autant que la eligion de Jésus-Christ surpasse la religion païenne. ”
Wladimir Guettée,
Histoire de l'Église de France…
(1847-1856)
“ Redire la vie de saint Bernard ce sera narrer l'histoire entière de la première moitié du XIIe siècle, car tous les faits se groupent autour de lui ; il en est l'âme et l'agent principal. Sa grande et majestueuse figure plane au-dessus de tous les événements; et ce qui frappe le plus dans l'éclat qui l'environne, c'est que Bernard ne le doit pas à ce qui le procure ordinairement : il ne fut point, comme Suger, le premier ministre des rois; comme Abailard, il n'eut l'auréole ni du malheur, ni des aventures romanesques, ni de l'indépendance philosophique ”
Paul Thureau-Dangin,
Saint Bernardin de Sienne, 1380-1444…
(1896)
“ On ne saurait s'étonner de trouver, dans les sermons publiés sous le nom de saint Bernardin, les procédés en usage à son époque. Ce qui surprend, c'est de n'y pas trouver autre chose, de ne rencontrer, au milieu de cet attirail de dialectique, presque aucune trace de l'éloquence populaire, si pleine de mouvement et de variété, tantôt enjouée, tantôt pathétique, dont nous parlent ses biographes. ”
Marcel Reymond, Le Bernin (1911)
“ Le pape Innocent X, pour lequel le Bernin fit de si importants travaux, nous le connaissons bien par le portrait que son artiste favori nous en a laissé. Le Bernin est parvenu au point culminant de sa carrière; non seulement il a cette habileté qui était déjà si grande dans les œuvres de sa jeunesse, mais il a cette profondeur d'observation que seule l'expérience peut donner. ”
Elphège Vacandard,
Abélard : sa lutte avec saint Bernard…
(1881)
“ Chose merveilleuse, nul n'a jamais redouté plus que saint Bernard le tumulte des affaires, le bruit des discussions, les embarras de la lutte. Nul n'a fui, avec un sentiment plus profond de son impuissance, la charge de calmer les colères des partis, de rapprocher les esprits divisés et de courber sous le joug maternel de l'Eglise les cœurs révoltés. ”
Joseph Méry,
Le paradis terrestre
(1860)
“ De son côté, Bernardin s'étendit sur sa natte et s'endormit tout de suite, sans être agité un instant par sa nouvelle fortune et ses projets du lendemain. L'homme juste n'aurait pas mieux fait. Cette voix mystérieuse qui nous réveille à l'heure obligée pour les affaires graves, arracha Bernardin à son sommeil, un peu avant l'aube. Il se leva, sans réveiller Liétor Adriacen, auquel la fatigue avait enfin donné le sommeil, et partit pour la colonie du Port-Natal. ”
