Marie-Pierre

Élements biographiques

Marie-Pierre,  Portraits et silhouettes, par Marie-Pierre (1883)

“ Il conserva de cette période de sa vie, comme un amer souvenir, et son cœur passionné qui ne trouvait pas où s'épancher, se replia sur lui-même. La mélancolie, cette souffrance mystérieuse qu'ont connue tant d'âmes d'élite et de puissantes intelligences, ne fut pas pour lui, un sentiment doux et consolant qui, mettant à nu l'instabilité des choses créées, fait pressentir et désirer la beauté des biens éternels, mais un dégoût profond, une tristesse farouche qui empoisonna toute son existence et dont un de ses premiers ouvrages, René, alla répandre au loin la contagion malfaisante. ”
Source : Gallica

Marie-Pierre,  Miss Adda (1879)

“ Au bout de quelques semaines et bien qu'elle fut douée d'une forte dose d'amour-propre, la eune fille fut forcée de s'avouer que M. Parigny se détachait d'elle insensiblement, et que ses regards les plus doux, ses sourires les plus engageants n'avaient plus le même empire sur lui.
Elle en ressentit un violent dépit ; elle aimait Elphége autant que sa nature gâtée par l'égoïsme pouvait aimer. L'affection vraie et réelle qu'on a nomme : amour, piété filiale ou amitié, a pour hase ou le dévouement ou le sacrifice ou le deoir, — la passion qui bâtit sur le sable ne onde rien de durable.
”
Source : Gallica

Marie-Pierre,  Miss Adda (1879)

“ Ces douces visions de l'avenir s'évanouirent bientôt devant l'air froid et mécontent dont Thérèse salua son entrée. Parmi les mille petites souffrances morales dont la vie est semée, il n'en est peut-être pas de plus douloureuse que celle qu'éprouve une âme débordant de sympathie et d'affection, et qui ne rencontre que la froideur ou l'indifférence. On s'élançait en avant, les bras étendus, et on n'a rencontré que le vide. Telle fut la pénible sensation d'Edmond, en face de la physionomie impassible et glaciale de sa sœur. ”
Source : Gallica

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