Résumé

Adolphe Vachet Les anciens couvents de Lyon

Le claustral avait plusieurs issues, l’une sur la place des Jacobins, l’autre sur la rue Saint-Dominique, et une dernière débouchait par une large et belle allée au milieu de l’ancienne rue Belle-Cordière. Il n’est pas nécessaire d’être bien âgé pour se souvenir de ce magnifique cloître des Jacobins, de son immense cour, de ses grandioses proportions. Aujourd’hui tout a disparu.
Le monastère des Jacobins de Lyon n’a pas eu la gloire d’abriter des hommes illustres de premier ordre, mais il fut l’asile d’hommes qui pendant leur vie ne furent pas sans gloire.
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Adolphe Vachet Les anciens couvents de Lyon

Quand la charpente du dôme fut montée et mise en place, survint un orage affreux. Le vent soufflait avec tant de violence que plusieurs pièces de bois, mal ajustées sans doute, vinrent à se détacher et firent craindre que toute la charpente ne s’écroulât. L’épouvante fut telle que les ouvriers prirent la fuite en poussant de grands cris. Un des religieux de la maison accourut aussitôt, et, s’étant jeté à genoux, il se mit à prier en élevant ses mains vers le ciel. La réputation de sainteté dont jouissait dans la communauté le bon religieux rendit le courage aux ouvriers.
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Adolphe Vachet Les anciens couvents de Lyon

Quand le roi va dans les villes de son royaume, il a ses fourriers qui prennent indistinctement toutes les maisons pour loger les personnes de qualité qui suivent la cour, et les marquent. Et quoi ! Jésus-Christ, qui est le roi des rois, trouvera une communauté qui ne veut pas le recevoir ? Faudra-t-il laisser toute une paroisse sans sacrement, tandis qu’il y aura une église dans cette paroisse ? Toutes les raisons que vous me mandez ne sont pas comparables à l’inconvénient qu’il est nécessaire d’éviter, il n’y a rien dans l’Église qui soit plus imposant que le salut des âmes.
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