Résumé

Deodata La Puye : son prieuré de Fontevristes… (1920)

Les vitraux des deux travées du sanctuaire n'ont pas de personnages, non plus que ceux des tribunes du bras de croix, mais de riches arabesques aux vives couleurs ; on ne peut juger de leur éclat que d'un seul côté, l'autre étant masqué par la sacristie.
Au fond des petites nefs collatérales, saint Hilaire et saint Martin rayonnent dans les verrières du chevet. Le patron du diocèse, sa docte plume en main, foule aux pieds le livie d Ârius et le serpent dont il délivra l'île Gallinaria. Le patron de la paroisse, crossé et mitré, au visage calme et doux, bénit, les yeux
levés vers le ciel.
Source : Gallica

Deodata La Puye : son prieuré de Fontevristes… (1920)

C'est le soir du jour laborieux de la vie et l'aurore des joies éternelles. Le plaisir de mourir sans peine ne vaut-il pas la peine de vivre sans plaisir ?
« Parlez, âme chrétienne » ! Entourée d'un grand nombre de ses Soeurs, pendant que les autres, réunies à la chapelle, récitent les sublimes prières de l'agonie, assistée du prêtre qui l'a souvent visitée pendant sa maladie, la Fille de la Croix, le cierge à la main, comme il convient à une vierge sage, remet à son Dieu l'âme qu'elle lui avait consacrée dans tout l'élan de sa jeunesse.
Source : Gallica

Deodata La Puye : son prieuré de Fontevristes… (1920)

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, prosternée dans un très profond respect devant votre infinie et adorable Majesté, je me consacre toute à vous pour procurer votre gloire autant qu'il me sera possible et que vous le demanderez de moi. A cet effet, moi N*, dite Soeur N*, entre vos mains, Révérende
avec le crucifix qui reposera sur sa poitrine tous les jours de sa vie et qu elle emportera dans la tombe : c'est le sceau que l'épouse place sur son coeur. La professe ne s'engage officiellement que pour une année : dans l'intime de son âme, elle se donne pour toujours.
Source : Gallica

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