Résumé

Jules Loridan 1684-1732. Les Voyages à Rome des Ursulines de Flandre… (1898)

Nous y avons vu la tête de saint Pierre et celle de saint Paul, et leurs tombeaux ; la lance de Notre-Seigneur dont nous avons vu une pointe à Ancône ; le propre voile dont sainte Véronique essuya la face de Notre-Seigneur. On nous montra aussi la sacristie qui est très magnifique, où il y a une infinité de reliquaires ; le propre calice qui est d'étain, avec lequel saint Pierre a dit la Messe. Il y a des argenteries sans nombre et en profusion. Je n'ai pas de terme pour exprimer la beauté, la grandeur et tout ce que contient cette première église du monde chrétien.
Source : Gallica

Jules Loridan 1684-1732. Les Voyages à Rome des Ursulines de Flandre… (1898)

Il était bien une heure de la nuit, c'est-à-dire, six heures de Flandre, nous y fûmes reçues avec des marques d'une jubilation toute singulière. On nous fit voir la maison et tout ce qu'elles ont de plus rare ; entre autres choses, elles nous montrèrent le beau parement d'autel de broderie en relief qu'elles ont travaillé, et qu'elles ont réussi à miracle.
La Supérieure est celle qui a eu le courage d'attendre seule un bon nombre d'années, avec une patience invincible, l'heure que le Seigneur avait marquée pour leur établissement.
Source : Gallica

Jules Loridan 1684-1732. Les Voyages à Rome des Ursulines de Flandre… (1898)

En dépit des embarras du voyage, c'était, hors du monastère comme dans le cloître, le même amour de la règle, la même pratique de toutes les vertus religieuses.
Ainsi voyons-nous nos Ursulines traverser le monde sans rien perdre de leurs habitudes de piété. Aussitôt descendues dans une ville, elles s'empressent de saluer l'Hôte de nos Tabernacles, avides de recevoir sa bénédiction. Leur repos préféré après les fatigues de la route, c'est de garder la solitude et de vaquer à la prière. Leurs désirs « ne demandent rien tant que la grille ».
Source : Gallica

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