Jules Loridan

Élements biographiques

Jules Loridan Valenciennes au XVIIIe siècle… (1913)

Durant le temps que je demeuroy à Mons, je vis avec compassion de pauvres païsannes de toutes sortes d'âges, jusqu'à de vieilles décrépites et des petites filles de onze à douze ans, venir à la ville chargées de houille qui est un gros charbon de terre, dont on consomme une grande quantité à Mons. Je vis, dis-je, toutes ces pauvres femmes et filles venir chargées de deux lieues de loin, pendant les plus grands chauds, de cette vile marchandise, dans des hottes faites à jour, dont les plus grandes ne se vendent pas plus de dix sols.
Source : Gallica

Jules Loridan 1684-1732. Les Voyages à Rome des Ursulines de Flandre… (1898)

Nous y avons vu la tête de saint Pierre et celle de saint Paul, et leurs tombeaux ; la lance de Notre-Seigneur dont nous avons vu une pointe à Ancône ; le propre voile dont sainte Véronique essuya la face de Notre-Seigneur. On nous montra aussi la sacristie qui est très magnifique, où il y a une infinité de reliquaires ; le propre calice qui est d'étain, avec lequel saint Pierre a dit la Messe. Il y a des argenteries sans nombre et en profusion. Je n'ai pas de terme pour exprimer la beauté, la grandeur et tout ce que contient cette première église du monde chrétien.
Source : Gallica

Jules Loridan 1684-1732. Les Voyages à Rome des Ursulines de Flandre… (1898)

En dépit des embarras du voyage, c'était, hors du monastère comme dans le cloître, le même amour de la règle, la même pratique de toutes les vertus religieuses.
Ainsi voyons-nous nos Ursulines traverser le monde sans rien perdre de leurs habitudes de piété. Aussitôt descendues dans une ville, elles s'empressent de saluer l'Hôte de nos Tabernacles, avides de recevoir sa bénédiction. Leur repos préféré après les fatigues de la route, c'est de garder la solitude et de vaquer à la prière. Leurs désirs « ne demandent rien tant que la grille ».
Source : Gallica

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