Résumé

Catalogue des tableaux des écoles espagnoles… (1840)

Mais si l'école française actuelle n'est pas disciplinée, elle a du moins cet avantage qu'elle est pleine de vie et d'ardeur, tandis que presque partout ailleurs l'ardeur s'est éteinte, la vie a disparu. L'Espagne'a depuis long-temps perdu ses profondes inspirations, ses hommes d'élite qui, pleins de ferveur eux-mêmes, s'adressaient à la fervente imagination d'un peuple passionné; l'Italie, l'indolente et molle Italie, n'a plus de peintres ou n'a de peintres que ceux que l'Allemagne lui envoie.
Source : Gallica

Catalogue des tableaux des écoles espagnoles… (1840)

Si Rome a, en quelque sorte, le privilége d'un dessin à la fois noble et pur, de compositions réfléchies et savantes, Venise s'offre avec le prestige d'une admirable couleur. Aux écoles, ses rivales, elle oppose un nombre formidable d'artistes diversement célèbres, à commencer par les frères Bcllin et le Giorgion, en passant ensuite au Titien, à Paul Véronèse, au Tintoret, aux deux Palme, à Sebastien del Piombo, pour arriver à Paris Bordone, aux Bassan, au Padouan, et pour finir par le cavalier Liberi, qui sut donner encore de la splendeur à une époque de décadence.
Source : Gallica

Catalogue des tableaux des écoles espagnoles… (1840)

Fils d'un maçon, et occupé à broyer les couleurs des peintres fresquistes, il devint peintre, comme bien d'autres, en voyant peindre et sans avoir pris de leçons régulières. Après avoir étudié d'abord à Venise les œuvres du Giorgion , il vint à Rome où il trouva le cavalier d'Arpin au plus haut point de sa réputation. Pour lutter contre ce peintre avec avantage, il se choisit une manière tout opposée, imitant rigoureusement la nature telle qu'elle s'offrait à lui et sans rembellir, donnant en même temps à ses tableaux un effet énergique, sombre, terrible.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature