Résumé

Achille Segard Mary Cassatt : un peintre des enfants et des mères (1913)

C'est pourquoi la meilleure partie, dans l'œuvre des peintres, est d'ordinaire celle de la maturité. Ce n'est presque jamais au début d'une carrière que la volonté consciente intervient dans le plaisir des yeux, le décompose, le gouverne, l'astreint à des lois supérieures, l'enrichit et le complète par l'interprétation des émotions visuelles qui
proviennent de la beauté des lignes ou de leur caractère, de l'harmonie des formes, de la délicatesse du modelé, du sentiment raisonné des valeurs qui assignent à chaque chose sa place dans la nature ou dans le tableau.
Source : Gallica

Achille Segard Mary Cassatt : un peintre des enfants et des mères (1913)

Quand elle peint le nu, c'est sans fausse honte ni pudibonderie, mais avec une pudeur quasi monacale. On sent très bien que, pour elle, l'objet n'existe qu'en raison du sentiment dont il est l'occasion. Toutes ses œuvres sont d'une réserve, d'une délicatesse de sentiment extrême. L'instinct de la maternité et l'amour du prochain se sont transposés en œuvres d'imagination, mais ils ont gouverné sa vie. Elle s'est vouée aux
enfants comme certaines âmes d'apôtres ramènent toutes leurs préoccupations au service d'une œuvre déterminée.
Source : Gallica

Achille Segard Mary Cassatt : un peintre des enfants et des mères (1913)

Il me plaît de constater que l'instinct pictural dans un tableau comme celui-ci joue un rôle plus important que le soin de l'exécution et le goût affiné dans les arrangements. Le sujet même du tableau écarte
toute idée qui soit étrangère à l'art de peindre, c'est de la peinture pour de la peinture. C'est par conséquent un document caractéristique d'un état d'esprit et cependant on peut, dans ce tableau, discerner un ordre, un style et une âme, parce qu'il exprime tout de même un élan de l'âme de l'artiste.
Source : Gallica

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