Gustave Coquiot

Degas (1924)

Résumé

Gustave Coquiot,  Degas (1924)

“ Aussi bien, ses anciens camarades, du temps du café Guerbois, ne l'intéressaient plus. Renoir, Claude Monet, il n'avait rien à leur dire. Alors il reprit ses visites chez Bartholomé; — et il apparut chez ses plus jeunes amis : Suzanne Valadon et Zuloaga.
Il aimait les robustes dessins de Suzanne Valadon, qu'il appelait la « terrible Maria! » Tous ces nus, dessinés virilement, le raidissaient d'une joie vigoureuse. Il oubliait son logement à trouver quand il admirait tous ces dessins que
Valadon entasse depuis tant d'années dans des cartons boursouflés d'hernies.
”
Source : Gallica

Gustave Coquiot,  Degas (1924)

“ LES FIGURANTS
cours de route des colis humains de tout acabit.
Degas, sur l'impériale, considérait d'un œil amusé les entresols, les premiers étages, les enseignes et les bariolages des boutiques. Il m'a conté un jour que son plaisir le plus vit était de lire d'avance un nom de boutiquier et de tomber juste quant au nombre de lettres que ce nom comportait. Plus tard, sa vue s'affaiblissant, il dut, très désolé, m'avoua-t-il, renoncer à ce sport bien divertissant.
Degas ne travaillait jamais en plein air. Tout se passait à l'atelier.
”
Source : Gallica

Gustave Coquiot,  Degas (1924)

“ Mes yeux éblouis suivent ces jambes musclées, d'un dessin très pur. Elles tournent, retombent sur leurs pointes; et, tout le corps, brusquement arrêté dans sa course, comme électrisé, frémit des orteils à la petite tête dressée sous le casque arrondi des cheveux. Puis les jambes repartent; — et, tandis que le torse se ploie, — elles renouent les fils d'une musique rythmée, les
CLASSE DE DANSE
belles jambes amoureuses, elles dessinent des ornements précieux, d'exquises arabesques.
”
Source : Gallica

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